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Quitte à usage inique

En posant le problème autrement : on demande à des quinquagénaires déclinants, les MG d'aujourd'hui, de "relever" une offre de plus en plus étriquée, vis à vis de demandes de plus en plus hysterisées et de plus en plus inadéquates. On parle de maisons médicales de garde , le terme officiel est terrible, pour "contenir" les demandes. Quelles demandes, on n'en sait rien.
On déplore le manque de "couilles" d'une catégorie professionnelle qui est désormais, à 55%, représentée par des femmes et dont la relève sera , elle , nourrie de 70% de femmes.
On pense appâter par cinquante euros d'astreintes, en criant "volontariat, volontariat", des gens dépités, exténués tant par l'ampleur que la fadeur de la tâche, qui ont tous fini de payer leur maison et qui n'aspirent désormais qu'à travailler moins d' heures au contact du "brasier" sanitaire qui leur devient, on peut les comprendre, de plus en plus insupportable tant il est éloigné de leurs aspirations initiales.
On échafaude des lois Perben , aussi inapplicables que démagogiques pour préserver les enseignants de la vindicte des élèves et des parents, et on échafaude des pièges à rats, de plus en plus effroyables, pour "protéger" les malades des médecins qui n'en peuvent plus.
On prône vraiment l'usage du "quitte à usage inique". Si l'on voulait se débarrasser définitivement d'une profession, on ne s'y prendrait pas autrement.




Dr Bruno Lopez - Fonsorbes


Derniére mise à jour : 09/09/02

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