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La réponse du MG à la bergère

Il semble que les deux syndicats Unof et MG f se soient répartis avantageusement les deux secteurs temporels de la médecine générale ambulatoire :

*** l'Unof organise le pacte de non agression "de jour" entre les branches cadette et ainée de la médecine : généralistes et spé et se désinteresse du domaine de l'urgence.

***MGf "soulage" le travail des urgentistes hospitaliers en remettant au turbin les MG "naturellement" investis de la tâche de permanenciers de soins tout venant en ville, de nuit et de week -end.

Le regard débonnaire de l'Assurance -maladie est garanti par le pacte de non transgression du partage tel qu'il est défini entre les deux syndicats.

Le premier syndicat assure le lien naturel, perfusionnel entre l'industrie pharmaceutique, l'industrie de l'imagerie médicale et de la biologie et la profession médicale qui rejette toute idée de filière. A noter, malgré son appartenance marquée à un syndicat bicatégoriel, qu'il est le seul à mettre en avant l'avenir prochain de la MG en tant que spécialité, souhait appuyé qui semble dissimuler bien des approximations, type martellement constant du mot "médecin de famille"..... Entre les médecins de la naissance, ceux de la femme, ceux des soins palliatifs, s'inscrit donc le spécialiste de la "famille", curieux organe en voie de décomposition si on la considère comme un organe, curieuse et sporadique étape transitoire de la vie sociale, si l'on observe les temps présents.

Le deuxième calme ses prétentions, met en sourdine son enfant naturel, l'option référent, en acceptant qu'il grandisse dans la plus totale indifférence, celle qu'on réserve d'habitude aux enfants de la honte, et se focalise sur la sous- traitance de "l'offre de service à toute heure", terme plus honnête que le doux euphémisme de "permanence de soins". Il limite ses prérogatives sur le pouvoir de prescription généraliste au gribouillage des formes en DCI, abandonnant tout projet de recapture des missions thérapeutiques naturelles du médecin qu'on appelait "traitant". L'Assurance Maladie, ne se lassant pas d'un partenariat financé par le labeur à la tâche, peut compter sur son fidèle allié qui compte fournir au rabais des troupes dont il surestime probablement les effectifs.

Que les futurs médecins ne se reconnaissent pas dans ces deux formes ultra réductrices du métier de géneraliste, ne semble pas être la préoccupation des deux alliés d' un pacte résolument tourné vers un futur immédiat et non pas vers la préparation de la médecine générale d'après-demain..... "Le masque et la plume"; peu importe l'emballage, l'essentiel étant la signature.


Dr Bruno Lopez - Fonsorbes


Derniére mise à jour : 12/07/02

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