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Nous voilà bien ! La chute spectaculaire de la prescription d?hormones femelles aurait précipité le risque de cancer du sein vers des abîmes inattendus . En même temps, d?autres statisticiens, moins appointés par l?industrie antihormone, arrivent à point nommé pour nous dire que, dans la même période, le nombre de tentatives de suicide, chez les femmes sevrées en hormones, a été , dans la même période en hausse de 31% !
Plus généralement, les quinquas américains se suicident plus désormais. Sur les vingt cinq mille suicidés annuels, quatorze mille ont entre cinquante et cinquante quatre ans.
Ils ont, nous avons, triché, un peu. Nous avons ruiné nombreux nos existences à devenir de vieux beaux parfaits, remodelés par quelque balnéothérapie, ou produit phare. Notre langueur pénienne a été largement revitalisée par telle ou telle molécule. Nos épouses se sont vues offrir quelque liposuccion, ou injection sous les paupières, et pourtant?.
Nos enfants pour lesquels nous voulions une planète digne ne sont pas, au final , si chouettes que ça pour la planète.

Le généraliste français moyen est actuellement âgé de cinquante deux ans. Il se retrouve coincé entre le désir de finir point trop écorné par l?érosion monétaire des classes déclinantes, et le sentiment légitime de n?être que le rabatteur des meutes randomisées.
Soumis aux pressions juridiques que l?on connaît, il ne voit pas que le péril spécifique qui le guette est , non seulement le sien, mais celui de toute sa cohorte d?âge., celle qu?il est sensé protéger , avec les autres d?ailleurs.
A cinquante ans, on a donc de plus en plus envie d?en finir.

Consoeurs n?arrêtez pas vos onguents. Si mourir moins du cancer du sein se paie au prix fort des autolyses, ne laissez point les statistiques des uns vous rendre amères des statistiques des autres.
Confrères, riez un peu. Nous ne sommes pas, à cinquante ans, aussi performants que nos records un peu accommodés.
Nous avons la co-responsabilité de ces valses-hésitations de morbidité. Traiter les uns, enduire les autres, et maquiller les uns et les autres du fonds de teint de l?intox à libération prolongée n?est
la plupart du temps que la distillation d?un monde de l?illusion , à dénouement différé.
Comptons nous tels que nous sommes. Malléables, versatiles aux modes du savoir intéressé et extrêmement retournables en fonction des circonstances. A force donc de vivre idiotisés, nous mourrons donc de la même façon.
Sauf à trouver un bonheur de substitution. Et sans hormone SVP ?




Dr Bruno Lopez - Hérault


Derniére mise à jour : 20/02/08

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