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Facteurs de morbi-stupidité

Il est une chose de penser que "plus on en sait moins on en sait". C'est cela qui permet de scinder les membres de nos élites en deux catégories : ceux qui distillent l'humanité et ceux qui répandent les slogans du Leem.
Il existe une troisième catégorie : les statimédecins.
Ils ont pour promptitude de découvrir des tas de choses. En gros, voilà: que s'il vaut toujours mieux, sur cette terre, être beau, riche et intelligent que disgracieux, pauvre et idiot, et bien, le maniement de leur art aboutit à penser que la laideur protègerait de l'eczema, et la beauté du crime.
Qu'un enfant endormi sur le ventre mourra moins subitement du cancer de l'utérus, ce d'autant qu'il est un homme d'âge mur, ayant si possible consommé de l'aspirine et des brocolis ( couchés, sur le dos, en béchamel ).
Saint Exupéry parlait, en son temps, d'une ère qui fabriquait cinq mille pianos pour moins d'un seul pianiste. Nous sommes arrivés à l'ère des stati-médecins, de la prostatistique rutilante autant que mutilante.
Parce qu'il est, non moins, statistiquement prouvé, que de manier le paradoxe statistisque est statistiquement moins éprouvant que de faire partie des dix pour cent de vieux cons prêts à taquiner l'humain davantage que les quatre vingt dix autres ne se repaissent de leurs tableaux d'excell.
Nos campagnes se dépeuplent. Nos villes se statistifient de cultivateurs de paradoxes médicalement justifiés.
Nous sommes entièrement, irrémédiablement statisfaits d'un monde où cent pour cent de ceux qui ne s'engagent point ne s'engagent point, au détriment des autres, c'est un fait.

Dr Bruno Lopez - Fonsorbes


Derniére mise à jour : 05/11/07

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