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Gros dilemme en ce moment, on confine ou on ne confine pas,


2 aspects s’affrontent sur fond de passionnel, l'aspect médical et l'aspect économique.

Mais déjà objectivement, où en sommes nous ?
Les vaccins, principal espoir pour sortir de la crise sont en retard.
Le virus mute, plus il y aura de personnes touchées, plus les risques de mutation sont élevés .
La solidarité avec les pays et populations défavorisés est insuffisante, l'absence de fraternité, l'égoïsme au travers de populations qui veulent tout en priorité, va favoriser ces mutations.
Les nations ne jouent pas toutes la solidarité, certains dirigeants essaieraient de rendre leurs administrés prioritaires au nom de leur contribution financière aux recherches ou de la « paternité nationale » de ces multinationales.
Les laboratoires fabriquant les vaccins ne tiennent pas tous leurs promesses.


La mise en cause des enfants dans la propagation du virus semble maintenant acquise par nos gouvernants.
L'importance du port du masque semble être acquise.
Les tests PCR et antigéniques gratuits et le traçage permettent de ralentir la diffusion des virus.


Les dommages collatéraux sont économiques : restaurateurs, stations de sports d'hivers, petits commerces non essentiels et bien d'autres..
D'autres acteurs de l'économie font fortune aux dépends des commerces de rue, ou très certainement dans d'autres pays que la France, via le coût facturés aux patients des tests PCR, antigéniques, des vaccins, des masques.


L'aspect hospitalier, de ce que j'ai pu entendre, est le suivant :« on gère et l'occupation des lits est à peu prêt stable ». D’après eux les variants du virus ne semblent être ni plus virulents ni plus létaux.
Si les variants ne sont pas effectivement pas plus virulents, le maintien des mesures actuelles devraient suffire à la stabiliser. L'avenir nous le dira.

La courbe en plateau actuelle est la résultante des choix politiques et des comportements citoyens responsables. Mais doit-on s'en satisfaire ?
Avec le retard évident que va prendre la vaccination du fait de l'insuffisance de vaccins, la surmortalité engendrée risque d'être conséquente. Si le gouvernement laisse les choses ainsi, cette surmortalité lui sera reprochée ; Si l'incidence virale augmente, on parlera de faute, de mauvaise évaluation de sa part ; s'il confine, on parlera de mesure inutile. Les prises de position sont politiciennes et passionnelles. Cette situation a l'avantage de n'offrir aucun bénéfice aux décideurs. Ils sont donc libre de toute arrière pensée politicienne : quelque soit la décision, il n'y aura rien à gagner.

Ma vision MG des choses en Seine et Marne, c'est qu'effectivement c'est stable, avec peut-être une petite augmentation des cas covid + ces derniers jour. Cette stabilité relative n’empêche pas qu'il y ait des victimes. Moins il y aura de patients contaminés, moins il y aura de victimes en terme de santé mais plus il y aura de victimes en terme économique. Plus il y aura de patients contaminés, plus le risque d'autres mutation sera élevé, moins le pistage des cas contact sera efficient.
Nous voyons bien également sur les courbes qu’après chaque confinement, l'incidence virale chute et met du temps à redevenir critique. Avec le retard de livraison des vaccins, nous sommes à la merci d'une nouvelle et hypothétique virulence mutante qui aboutira de toutes les façons à un confinement. Donc autant le faire le plus tôt possible. Compte tenu du temps que le virus à se réinstaller au sein de la population, nous pouvons espérer que d'ici là la vaccination battra son plein.



Dr Jean-Paul Gervaisot

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Derniére mise à jour : 29/01/21

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