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dépistage de masse et épidémiologie, surtout ne pas louper le coche !



Quelques villes dans différents pays ont essayé le dépistage de masse. Il est trop tôt pour en connaître les résultats. Mais il a déjà plusieurs remarques à faire.
-Aucun pays, aucune ville ou aucune région n'a utilisé les mêmes stratégies, il sera donc impossible de faire des études sur des grosses cohortes pour en évaluer l'efficacité.
- Ces essais ont été faits en même temps que d'autres nouvelles mesures de lutte contre la pandémie. En d'autres termes, en l'absence de comparaison possible, chaque acteur rapportera à sa mesure les bénéfices constatés. En France, le bénéfice de la baisse est attribué essentiellement au confinement et à la fermeture des bars et restaurants ; Les vacances de la Toussaint, le port du masque chez les enfants de primaire ne sont pas considérés comme aussi déterminant mais le niveau de preuve de cette assertion est nul.
Ce déficit de cohérence stratégique dans les essais n'est pas sans rappeler les comparaisons des essais du Pr Raoult avec ceux de ces confrères hospitaliers. On ne compare pas des statistique de prise en charge primaire avec des statistiques de réanimation. Nous en subissons encore aujourd'hui les conséquences ;
Nous arrivons à une période charnière de la pandémie, un déconfinement est à prévoir, ce qui laisse augurer une nouvelle poussée quelques semaines après les fêtes , des dépistages de masse ciblés peuvent s?avérer utile ;
Les vaccins vont arriver courant janvier, les vaccinations vont s'étaler sur plusieurs mois, donc il y aura encore des victimes, le principe des 70% de personnes immunisées mettant fin à l'épidémie est un constat qui s'applique sur les épidémies en général mais il n'y a pas d'antériorité pour ce virus . Essayons de retenir les leçons d'un passée très récent ;
il est possible qu'à terme le SARSCOV2 soit encore présent comme la grippe, mais de façon sporadique toute l'année ;


Si le virus disparaît définitivement, en ne pratiquant de dépistage de masse sous une forme cohérente et comparative, nous ne pourrons pas profiter de cette expérience ultérieurement, car il y aura d'autres virus et d'autres pandémies. C'est une erreur de ne pas l'autoriser et de ne pas le cadrer dans les communes qui le demanderaient, ou sur les zones à forte incidence SRASCOV2.
Il serait important de cibler différents types de stratégies :
Confinements de durées variables chez les familles ou clusters dépistés, 7 jours ou 10 jours ou plus ;
Réouverture secondaire ou non des commerces actuellement fermés ;
nécessité ou non de faire état de son statut covir pour être autorisé à entrer dans les restaurants ou salles de spectacle, (immunisé, covir nég ou .. vacciné)
etc

Il serait aussi extrêmement important d'inclure dans ces dépistages de masse la sérologie SRASCOVID avant tout autre prélèvement. Les avantages en seraient les suivants :
inutile pour eux de faire de PCR ou de test antigénique ;
évaluation de l'incidence de virus dans la population, elle n'est pas connue actuellement et devrait se situer d?après mes calculs aux alentours de 10% , très loin au dessus des 1,5M de cas covir + recensés.
Utilité relative du vaccin chez les personnes sérologiquement positive au covir, surtout si elles sont prioritaires . Rappelons que les recontaminations sont extrêmement rares, inférieures aux 98% d'immunité acquise annoncée par les meilleurs vaccins, non encore commercialisés, et que la durée de l'immunité n'est pas plus connue pour l'immunité via le virus que pour celle via les vaccins,

Dr Jean-Paul Gervaisot

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Derniére mise à jour : 24/11/20

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