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Aujourd'hui 30/08/2020, 60 nouveaux cas de covid en France.




60 nouveaux cas de covid en France le 30/08/2020, ça n'est une grossière erreur mais très approximativement le nombre de cas qui serait annoncé aujourd'hui aux informations si nous disposions des mêmes moyens de dépistage au 11 mai 2020.

Pour faire ce constat, il faut être généraliste, prendre le nombre de cas suspects de covid au sein de notre patientèle du début de l'épidémie au 11 mai 2020, prendre le nombre de cas testés positifs parmi ces personnes et faire une règle de 3. Les cas testés + à l'époque étaient ceux qui avaient été hospitalisés et bénéficié d'un test.
Parmi mes patients, 60 avaient présenté des symptômes de covid, 3 seulement avaient été testés et étaient revenus PCR +, soit 1/20 des patients symptomatiques.

La nouvelle donne fait état de nombreux patients asymptomatiques que l'extension des moyens de dépistage PCR a permis de repérer. Ils ne font donc pas partie de mes 60 patients repérés: ce sont d'autres parmi mes patients. L'institut Pasteur avait évalué au 11 mai 2020 un taux de contamination de la population française d'environ 5,7 %.
Ce taux rapporté à ma patientèle de désert médical me donne le chiffre suivant : Environ 250 personnes ont été porteuses du « covir » ou ont souffert de covid. Cela fait 190 personnes (250 - 60) parmi mes patients qui n'ont ni fièvre, ni toux, ni perte de l'odorat et du goût.

Pour résumé, durant ma pratique, du début de l'épidémie au 11 mai, environ 250 de mes patients ont été touché par le « covir », et 3 seulement ont été testé positifs, soit 3/250 = 1,2%.


En imaginant qu'aujourd'hui nous disposions des mêmes moyens et des mêmes modes de tri pour dépister les patients affectés, les autorités feraient état de 5000 X 1,2% soit 60 personnes atteintes du virus.

C'est une approche statistique locale mais si chacun d'entre nous faisait le même calcul et en faisait part à « qui n'est dérangé de l'entendre », cela clorait ce débat sur les jeunes plus affectés maintenant qu'avant et cela permettrait de se resituer plus sérieusement dans l'épidémie :

Où en somme nous par rapport à la première phase de l'épidémie ?, est ce surprenant que le nombre de personnes atteintes monte si vite, ne serait ce pas plus exponentiel qu'on le croit?

Exclure la médecine de primo prise en charge d'une tribune scientifique est une aberration qui parfois coûte chère.
Dr Jean-Paul Gervaisot

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Derniére mise à jour : 30/08/20

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