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Sale climat

Au grand dam de la population mondiale et de la plupart des nations, le président Trump a décidé que les États Unis d'Amérique feraient fi des accords de Paris sur le climat. Cette décision est soutenue par une partie des sénateurs républicains US. Le réchauffement climatique ne serait pas d?après eux lié à l'activité humaine.

Comme nous avons pu le voir pour les pluies acides, les explications scientifiques ne s'avèrent à long terme pas toujours exactes. Cette marge d'erreur alimente l'argumentaire de ceux qui ne croient pas que le réchauffement planétaire soit lié à l'activité humaine. Elle fait le jeu des individus ayant intérêt à ce que les accords de Paris ne soient pas appliqués.
Rappelons que ce sont d'autres rapports scientifiques sur les armes de destructions massives en Irak qui ont amené la 2ème guerre d'Irak, et, pour partie la situation actuelle. Bush était républicain US. Errare humanum est, perseverare diabolicum,


Une certitude demeure : la population humaine et animale disparaîtra un jour de la planète, plus ou moins rapidement, « plus ou moins » étant le seul levier sur lequel notre intelligence est, ou plutôt serait susceptible d'agir.


En médecine, nous appliquons le principe de précaution : « primum non nocere », ça n'est pas toujours simple mais ça marche. Juridiquement si nous ne l'appliquons pas et qu'il y a problème, nous sommes responsables. En politique, le principe de précaution est un outil que les élus mettent en place pour les autres, mais pas pour eux. Ce principe peut effectivement ralentir l'évolution de notre civilisation, mais nous ne sommes pas pressés : le départ de l'arche de Noé pour une autre galaxie, c'est pas pour demain.

Concernant le réchauffement climatique, le principe de précaution devrait s'appliquer et les personnes s'en affranchissant ou en affranchissant leur pays devraient être poursuivies à titre personnel s'il s'avère qu'elles se sont trompées. La lecture de leurs erreurs se fera dans 40 ou 50 ans, mais même si ces décideurs ne seront plus là pour en répondre, le risque de poursuite et de sanctions les ferait réfléchir au delà de la raison: ils ont besoin comme tout le monde que l'on leur donne des limites, c'est dans la nature humaine.


Cette affaire fait partie d'une problématique beaucoup plus vaste. Si nous ne définissons pas clairement les besoins fondamentaux des occupants de la planète terre, nous ne pouvons pas donner des limites à ne pas dépasser et nous ne pouvons pas les imposer : Se nourrir, se loger, se soigner, vivre dans un milieu sain, travailler : chaque communauté fait le tri à sa façon. Des besoins fondamentaux définis avec leurs limites, communs à toutes les nations, donneraient aux élus un cadre rigide à faire connaître, à respecter et à faire respecter. Une cour internationale de justice pourrait sanctionner.
Cette réflexion pourrait passer pour une digression idéaliste et cet article pourrait ne pas avoir sa place dans un site médical, mais.. Les besoins fondamentaux évoqués ne sont rien d'autre que les besoins vitaux ou besoins primaires des individus décrits tant en physiologie qu'en psychologie. L'expérience montre que lorsque l'on empêche à un individu d'accéder à un besoin vital, la victime va soit se replier, soit transgresser les règles et les lois sociétales et familiales. En d'autres termes, si vous empêcher votre enfant de se nourrir ou de boire, attendez vous à ce qu'il vous « vole » ou qu'il devienne violent. Et c'est normal.
La viabilité de l'environnement fait partie des besoins vitaux.

Dr Jean-Paul Gervaisot

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Derniére mise à jour : 08/06/17

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