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Gilles et Louise en Zambie

Vous vous souvenez peut-être de la mission de Gilles et Louise au Soudan, l'année dernière.

Ils sont repartis... pour la Zambie cette fois.

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Réfugiés angolais en Zambie

- 24 février 2000 - MSF a ouvert un programme médical d'urgence en Zambie auprès de 5 000 réfugiés qui ont fui l'extrême sud de l'Angola, où des combats ont repris en décembre dernier. Arrivés en Zambie, début janvier, avec simplement quelques bagages et un peu de bétail, ces réfugiés se sont installés sous des abris provisoires. Parmi eux, beaucoup de femmes et d'enfants : les moins de cinq ans représentent près d'un tiers de la population totale. De nombreux réfugiés souffrent de la malaria, toute la zone, des deux côtés de la frontière, étant très marécageuse et infestée de moustiques.
L'équipe de MSF, en collaboration avec le personnel médical zambien, assure la prise en charge médicale de ces réfugiés, dans la zone de Sinjembella, à proximité de la frontière.

A lire dans " A la une " http://www.medecinssansfrontieres.com

12 février 2000

Nous sommes arrivées à Bruxelles le 10 février vers 17h30 après avoir manque notre correspondance a Paris à cause du retard de notre vol de Montréal (maudite neige!).

Après une brève visite au siège, nous sommes aller nous coucher (après 36 heures debout, nous étions crevés) et avons eu nos premiers briefings sur le Burundi le vendredi 11 février. Nous avons eu plein de documents a lire pour le WE. Nous avons donc commencé à préparer notre mission durant le WE en se réservant un peu de temps pour visiter Bruxelles (Grande Place, Manneken-Pis, Palais Royal, etc) et goûter aux moules et aux frites belges.

La mission au Burundi nous apparaissait complexe et difficile sur le plan opérationnel et politique car nous devions évaluer la situation sanitaire et les besoins de santé de la population dans les camps de regroupement dans la région rurale autour de Bujumbura (environ 300 000 personnes dans une cinquantaine de camps) ou sévis possiblement des épidémies de choléra et de rougeole. Il y a aussi des problèmes importants de sécurité dans cette région, des combats entre l'armée du gouvernement et les rebelles, des embuscades sur les routes, parfois des attaques sur la ville, etc...Bref, beaucoup de travail, de lourdes responsabilités, dans un contexte politique difficile et une sécurité qui nous semblait précaire.

Le lundi 14 février, après une longue journée de réunion, d'étude et de briefings au siège social à Bruxelles, coup de théâtre! En effet, notre départ pour Buja (c'est comme cela qu'on appelle Bujumbura dans notre jargon) est retardé de quelques semaines pour les raisons évoquées plus haut.... Donc, plus de départ sur Buja pour nous à court terme...

Dans la matinée du 15 février, une autre mission nous est offerte rapidement. Après quelques recherches à la bibliothèque opérationnelle et sur l'Internet et quelques discussions avec les RCO (Responsable du Contexte Opérationnel, un genre de spécialistes du contexte géo-politique de nos interventions) nous prenons une brève période de réflexion (2h) et acceptons cette nouvelle mission en ZAMBIE.

En effet, nous partirons, une équipe de trois MSF (1 MD, 1 infirmière et 1 logisticien) pour ouvrir une nouvelle mission en Zambie, prés de la frontière angolaise où se trouve des milliers de réfugiés ayant fuit les combats entre l'UNITA et le gouvernement en place en Angola.

Il s'agit d'un grand défi pour nous d'ouvrir cette mission, d'évaluer les besoins, de mettre en place les structures opérationnelles et de débuter les soins à cette population en situation précaire. Ce sera sans doute une mission difficile car il faudra mettre tout en place après avoir évalué les besoins (besoins nutritionnels, approvisionnement en eau, sanitaire, vaccinations, épidémies, soins médicaux, surveillance épidémiologique, etc) mais cela sera une expérience humanitaire extraordinaire pour nous. Les conditions de vie seront encore difficiles: bouffe en conserve, nuits sous la tente, dans le bush en période d'inondations et de pluies abondantes, parmi les réfugiés angolais. Pour ce qui est de la sécurité, cela semble mieux qu'au Burundi (on verra...)

Nous partirons sur Paris dans les 24-48 prochaines heures (probablement en TGV) pour nos ordres de missions et nos briefings.
Nous partirons vraisemblablement sur la Zambie, ce samedi 19 février.
Nous vous tiendrons au courant,

Louise et Gilles

 Dimanche 13 février 2000

Nous sommes à Lusaka en Zambie depuis 48 heures. Nous attendons fébrilement notre matériel et nos médicaments pour nous rendre à Sinjembela, dans le district de Shangombo, à 2 km de la frontière angolaise où plus de 5000 réfugies nous attendent. Nous les recevrons dans 24 heures.

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Nous irons, mon équipe et moi (je dis mon équipe car c'est moi le responsable de cette mission, nous sommes en fait trois personnes: Louise comme infirmière, Jean-Philipe -un gars de Montréal- comme logisticien et moi comme MD et ti-boss) par Mongu, en traversant la jungle (il ne faut pas, semble-t-il sortir de la voiture sur la route à cause des lions....). A Mongu, nous ferons des achats logistiques sur le marché local pour compléter nos huit tonnes d'équipement arrivées de France. Après Mongu, ça y est, on plonge dans la jungle profonde vers la frontiére angolaise. D'abord la traversée du fleuve Zambèze jusqu'au camp de réfugiés de Nangweshi (1200 réfugies) ou MSF-Holland travaille depuis quelques semaines. De Nangweshi, nous continuerons encore 6 heures dans la jungle, évidemment en 4X4, vers le sud-ouest jusqu'a la frontière angolaise.

Nous mettrons en place des activités médicales curatives, ferons la vaccination (Rougeole) et la surveillance des épidémies. Côté épidémie, il y a des rumeurs de Shigellose, alors on se prépare à faire face à cette épidémie. Les responsabilités sont grandes et la tache lourde mais nous avons des moyens d'intervention extraordinaires: La logistique MSF et l expérience médicale de l'association sont à la hauteur de sa réputation.

Bref, on ne s'ennuie pas, nous apprenons beaucoup et voilà pour l'instant car on m'attend pour aller au resto a Lusaka et je ne veux pas manquer cela car j'ai plus d'un mois de camping qui m'attend ....

Ciao!

Louise et Gilles

 Mercredi 23 février 2000 05:08

Salut,

De notre côté, la mission est très difficile (nous qui pensions que  rien ne pouvait être plus difficile que le Soudan...) et nous  travaillons sans arrêt. Nous avons l'impression de faire quelque chose d'important.
Nous sommes toujours en bonne santé.
Nous vous enverrons des détails de la mission lorsque cela sera possible.

A bientôt,

Louise et Gilles


Avec l'aimable autorisation Dr Gilles Beaucage - Source: Mailing list Urgenet - Québec - Canada

URGENET : association des médecins d'urgence du Québec


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Dernière mise à jour le 05/03/2000