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Trucs et Astuces diverses


Injection intrarectale et convulsions du nourrisson


L’administration de diazépam par voie intrarectale est une technique particulièrement adaptée à l’urgence. Elle est plus simple et plus rapide à réaliser que la mise en place d’un abord veineux chez un enfant qui convulse, cela dans un contexte où la voie orale n’est, de toute façon, pas utilisable.

Elle peut être enseignée à l’entourage des enfants «à risque», en particulier si la famille vit dans un lieu isolé (milieu rural). On emploie le diazépam pur, à la posologie de 0,5 mg par kilo, ce qui correspond en pratique, pour un enfant de dix kilos, à une demi-ampoule de 2 millilitres dosée à 5 mg par millilitre. L’injection est réalisée à l’aide d’une seringue de 2 millilitres munie d’un embout rectal [voir photo]. En l’absence de cet accessoire, l’utilisation directe d’une seringue sans aiguille est possible et facilitée par l’application de quelques gouttes d’huile de vaseline sur la seringue. Le produit est injecté en bolus. L’injection du produit doit être très rapide (bolus). Elle peut être réitérée au bout de dix à quinze minutes si la crise n’a pas cessé. Le geste est grandement facilité si un aide est disponible pour maintenir l’enfant.

Les convulsions fébriles sont une affection fréquente et le plus souvent bénigne. Il faut cependant connaître un certain nombre de pièges diagnostiques afin de mieux les éviter.
En premier lieu, il n’est pas inutile de préciser que le diagnostic de convulsions fébriles ne doit jamais être retenu en dehors d’un contexte fébrile. Il ne faut donc pas passer à côté d’un traumatisme crânien, d’un processus expansif intracrânien, d’une épilepsie essentielle ou d’une hypoglycémie.
Même si l’origine hyperthermique de la crise est avérée, l’étiologie de cette fièvre doit être cherchée pour ne pas passer à côté d’un syndrome infectieux grave, nécessitant une prise en charge en milieu hospitalier et un traitement antibiotique urgent par voie injectable (méningite, pyélonéphrite, pneumopathie aiguë). En outre, des clonies débutant au niveau de la face dans un contexte fébrile très marqué doivent évoquer une encéphalite herpétique.
L’hospitalisation est en principe réservée aux crises «compliquées» (crises prolongées, signes de focalisation). Son indication doit cependant être étendue à toutes les crises «simples» de l’enfant de moins de un an et à celles survenant au sein d’un milieu familial qui serait difficilement capable d’assurer la surveillance de l’enfant ou d’assumer l’anxiété consécutive à la crise.

Pour en savoir plus : http://www.urgence.com/med/convulsions/doc.html


 

 

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Dernière mise à jour le 29/05/03