- le 08/01/08 : Acamprosate (Aotal*), apparition de prescriptions dans les acouphènes

L’acamprosate (Aotal*) est un gabaergique mais aussi un inhibiteur des monoamines excitatrices en particulier le glutamate. Le système gabaergique inhibe un faisceau dopaminergique incriminé dans la sensation de plaisir (ATV / noyau accumbens).
C’est la théorie actuelle, si elle était exacte, l’alcool qui est un gabaergique serait toujours triste.
L’idée initiale lors de la mise en vente de l'acamprosate (Aotal*) était de remplacer l’alcool par un produit ayant les mêmes sites d’action, donc les mêmes effets sans la toxicité : pourquoi pas, mais dans cette vision des choses, aucune explication possible pour expliquer l’effet sur les acouphènes.

Dans la théorie assertorique, (voir http://www.stethonet.org/cervo/index.htm), le système dopaminergique (ATV /noyau accumbens) apparaît comme un système modéré d’excitation et de prise de conscience. Son inhibition favorise le flux cortical donc les activités automatiques sans lesquelles nous serions conscients de nos moindres fasciculations musculaires..
Les gabaergiques inhibent le faisceau concerné, donc favorisent les activités automatiques « normales ». L’excès favorise des activités automatiques anormales type ictus amnésique (surdosages en BZD). Cela signifie que dans le cadre d’une vie normalement « éveillée », l’acamprosate (Aotal*) favorisera la non prise de conscience d’un événement modeste qu’est l’acouphène.
En cas d’excitation plus intense de type adrénergique, l’effet sera moins convaincant.
Il est précisé dans le vidal que l'acamprosate (Aotal*) inhibe aussi les monoamines excitatrices, donc peut-être un effet à ce niveau a-t-on également. Un effet intéressant car ces dernières monoamines intensifient les prises de conscience. Le principe des thérapies comportementales anglo-saxonnes sur les acouphènes consiste à apprendre à ne pas les chercher.
Dans ce cadre l’acamprosate (Aotal*) peut être un bon appoint. Un patient informé de ce principe de base « en vaut deux ».
A noter en outre que le glutamate en excès est un facteur de mort neuronale, donc d’acouphènes pour ce qui est des neurones auditifs. Un point supplémentaire pour un effet protecteur à long terme.

Pour information, tout ce qui favorise une activité corticale automatique et non consciente est accompagné de plaisir lors du passage à l’activité automatique.
Le système dopaminergique est à l’origine de l’activité consciente la plus fréquente, donc son activité module le plaisir quotidien (ex: un plaisir simple du type : regarder un aquarium, un feu de cheminée, un mobile, un résultat d'un travail déjà appris et bien fait)
Lorsque des circonstances de vie deviennent anormalement stressantes (sans solution « cortiquée » simple), ce sont les monoamines type adrénaline et noradrénaline qui modulent la prise de conscience.
Le retour à un fonctionnement assertorique par résolution de la cause stressante engendre une sensation de jouissance beaucoup plus intense (un tour en grand huit par exemple).




Lien: http://www.stethonet.org/cervo/index.htm>


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- le 23/10/07 : ACOMPLIA « coupe faim » antagoniste de récepteurs cannabinoïdes

ACOMPLIA « coupe faim » antagoniste de récepteurs cannabinoïdes.
Avis d’addictologue et de médecin généraliste.

Par le Dr JP Gervaisot

L’Acomplia fait couler beaucoup d’encre. On parle de science et de rigueur scientifique, mais l’idée d’utiliser un antagoniste de récepteurs cannabinoïdes pour couper l’appétit vient d’une notion véhiculée par les partisans de la légalisation du cannabis qui disent en substance « le cannabis est un bon produit puisqu’il redonne de l’appétit aux personnes sidéennes en fin de vie ». La logique voudrait donc que les antagonistes des récepteurs à ce produit couperaient l‘appétit .

Le problème est que ce n’est que partiellement exacte, et, les mêmes causes produisant les mêmes effets, on retrouve donc avec l’Acomplia le même schéma passionnel « pour/contre » faute d’arguments cohérents.

Que voit-on en addictologie ? (on passera sur la théorie dopaminergique, très incomplète, qui ne permet pas d’expliquer beaucoup de choses et en particulier l’appétence de certaines personnes au cannabis).

On voit des personnes qui ,de faite, retrouve l’appétit sous cannabis. On voit également des personnes à qui le cannabis coupe l’appétit. Dans les deux cas, il s’agit de consommateurs réguliers.

On constate le même effet paradoxal avec les benzodiazépines et tout produit sédatif. En s’intéressant un peu plus aux personnes qu’aux produits, on s’aperçoit que certaines personnes voient leur appétit stimulé lorsqu’elles sont stressées; à l’inverse, pour d’autres, le stress coupe l’appétit. De même, toujours en creusant un peu, l’alimentation a pour certaines un effet sédatif voire antidépresseur, elles deviennent donc boulimiques à ces occasions.

Il est inutile de rappeler au regard de ces quelques lignes que la problématique de perte de poids ne peut se résumer à l’institution d’un régime alimentaire et/ou d’une prise de médicament, mais ça peut aider!.

Que voit-on en médecine générale ?
....



Lien: http://www.stethonet.org/cervo/doc22.html>


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- le 15/02/07 : Danger de la phénylpropanolamine.

Dans certains pays, des médicaments vendus sans ordonnance contiennent de la phénylpropanolamine.

Des chercheurs coréens ont montré que cette molécule augmentait de manière significative le risque d'hémorragie cérébrale, chez les femmes en particulier.

Le risque était d'autant plus élevé que la dose était plus forte, et comsommée depuis plus longtemps.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 03/02/07

Lien: http://www.bmj.com/cgi/content/full/334/7587/266>


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- le 22/01/07 : Pergolide et cabergoline: association à des lésions valvulaires cardiaques.

Deux études européennes renforcent l'impression selon laquelle ces 2 médicaments utilisés dans la maladie de Parkinson peuvent provoquer des lésions valvulaires cardiaques.

Au Royaume-Uni, une enquête cas-témoins a utilisé les données fournies par des cabinets de médecine générale. Les auteurs ont trouvé une augmentation significative du risque de régurgitation valvulaire chez des patients prenant l'un ou l'autre des 2 médicaments depuis plus de 6 mois: RR à 7.1 ( IC à 95%: 2.3-22.3 ) pour le pergolide, à 4.9 ( 1.5-15.6 ) pour la cabergoline, en paticulier s'ils prenaient plus de 3 mg/J de l'un ou l'autre de ces médicaments.

Dans la seconde étude, les chercheurs ont mesuré la régurgitation cardiaque par échocardiographie. Ils ont trouvé une plus forte incidence chez les patients prenant ces médicaments que chez des témoins appariés qui n'étaient pas atteints de maladie de Parkinson.

Dans les 2 études, toutes les valves pouvaient être atteintes.

Pergolide et cabergoline sont des agonistes de la dopamine dérivés de l'ergot de seigle. Contrairement à d'autres anti-parkinsoniens, ils sont aussi de puissants agonistes des récepteurs 2B de la 5-hydroxytryptamine, nombreux sur les valves cardiaques.

D'autres agonistes de ce type de récepteurs sont également à l'origine de valvulopathies:
- anorexigènes: fenfluramine, actuellement retiré de la vente.
- anti-migraineux: dihydroergotamine, méthysergide, ergotamine.
- drogues: ecstasy.

Selon l'éditorial, les laboratoires pharmaceutiques devraient tester les nouvelles molécules quant à leur action sur ces récepteurs, avant de passer aux essais cliniques.



Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 13/01/07

Lien: http://www.bmj.com/cgi/content/full/334/7584/67?maxtoshow=&HITS=10&hits=10&RESULTFORMAT=&fulltext=pergolide&searchid=1&FIRSTINDEX=0&resourcetype=HWCIT>


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- le 09/10/06 : Stéroides inhalés à forte dose et insuffisance surrénale ( IS ) chez l'enfant.

Une IS réelle ou potentielle a été décelée chez de nombreux enfants asthmatiques prenant > 500 µg/J de fluticasone en inhalation.

Il y a eu un décès par IS, le frère a failli décéder de la même cause: à la suite de ces 2 cas princeps, des chercheurs à Glasgow ont convoqué 422 enfants auxquels le même traitement avait été prescrit.

285 d'entre eux prenaient plus que le dose recommandée de 400 µg/J pour les âges 4-16 ans.

un test au synacthène a été fait chez 194 enfants prenant 500 µg/J ou plus: une réponse "plate" a été obtenue chez 6 ( prenant 1000 µg/J ou plus ). Une réponse insuffisante a été observée chez 82 ( 40% ).

Selon les auteurs, chez tous les enfants prenant de la fluticasone au-dessus de la dose recommandée, il faut surveiller la fonction surrénalienne, leur remettre une "carte" de traitement et une recommandation écrite pour qu'ils aient, en cas de maladie grave, un traitement de substitution.

Selon les directives, la diminution des doses doit être progressive une fois le contrôle de la maladie obtenu.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 16/09/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/333/7568/591>


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- le 09/10/06 : Effets secondaires de l'imatinib.

Ce médicament est très efficace dans le traitement de la leucémie myéloide chronique, mais au prix d'effets indésirables graves.

Dix patients soumis à ce médicament ont développé une insuffisance cardiaque congestive sévère.

Chez des souris traitées par imatimib, on a également constaté une mauvaise contractilité du VG.

Sur des myocytes cardiaques prélevés sur la souris et l'homme, on a observé des signes de myopathie toxique et d'apoptose, montrant que les cellules cardiaques évoluaient vers la mort.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 16/09/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/333/7568/610>


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- le 09/09/06 : Interférences entre traitements.

Plusieurs traitements "alternatifs" sont susceptibles d'interférer avec le métabolisme d'autres médicaments.

S'il s'agit de traitements anti-cancéreux, qui onr souvent des fenêtres thérapeutiques étroites, cette interférence peut entrainer une toxicité ou une baisse d'efficacité.

Les médicaments dits "naturels" passent pour être inoffensifs. Une législation plus stricte devrait réglementer la publicité et la vente de ces produits ( the Oncologist 2006 ).

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 12/08/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/333/7563/360>


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- le 02/08/06 : Effet indésirable du Nicorandil.

Femme de 85 ans, atteinte de cardiopathie ischémique: prend Nicorandil 30 mg 2 fois/J pour contrôler son angor.

Trois mois plus tard, apparition d'une ulcération buccale, puis d'une ulcération importante et douloureuse du sillon interfessier.

Les ulcérations buccales sont une complication bien connue des traitements par Nicorandil.

Les ulcérations péri-anales sont aussi bien documentées, mais moins connues. Elles surviennent tout particulièrement si les doses sont fortes.

Disparition totale des ulcérations après l'arrêt du traitement.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 22/07/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/333/7560/208>


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- le 04/07/06 : Congenital aplasie cutis.

Bébé de 2 ans: est né avec plusieurs zones d'aplasie cutanée au cuir chevelu, petites, circulaires, de siège latéral par rapport à la ligne médiane.

Prises d'abord pour des lésions dues à des électrodes sur le scalp foetal, ou des prélèvements de sang lors du travail.

Cicatrisation au terme de plusieurs semaines, pour former des zones atrophiques dépourvues de cheveux.

Diagnostic le plus vraisemblable de cette anomalie rare: congenital aplasie cutis. La cause: la mère a pris du carbimazole pendant sa grossesse jusqu'à 35 semaines de gestation.

Pas d'autres anomalies congénitales. L'enfant se développe normalement.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 17/06/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/332/7555/1460>


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- le 22/05/06 : Les effets indésirables des statines sont rares !

Les statines, considérées comme sûres, sont largement prescrites. Mais à la suite d'accidents observés avec la rosuvastatine et la cérivastatine ( retirée de la vente en 2001 ) des chercheurs ont revu les données publiées sur le sujet.

Les données sur la sécurité des statines proviennent de 4 sources:
- essais contrôlés randomisés.
- études de cohortes.
- notifications volontaires aux autorités de régulation.
- observations de cas.

Les auteurs de l'étude ont combiné ces données pour estimer les risques de pathologies musculaire ( rhabdomyolyse, myopathies ), hépatique, rénale et neurologique associés à la prise de statines.

Ils ont estimé le risque de classe, les effets de statines prises individuellement, les risques liés à l'association avec d'autres médicaments, en particulier le fibrate "gemfibrozil".

L'incidence estimée de rhabdomyolyse a été de 3.4 ( intervalle de confiance à 95%: 1.6-6.5 ) pour 100000 personnes/année de traitement par toute statine autre que la cérivastatine. Cette estimation s'appuie sur 2 importantes études de cohorte et 20 essais contrôlés randomisés.

L'assocation d'une statine avec le gemfibrozil multipliait par 10 le risque de rhabdomyolyse.

Le risque de rhabdomyolyse associé à des médicaments métabolisés par le cytochrome P450 comme simvastatine et atorvastatine était légèrement plus élevé: 4.2/100000 personnes/année, particulièrement quand ils étaient associés à un fibrate. C'est la rosuvastatine qui avait le degré de sécurité le plus faible.

Le risque de myopathie était faible: 11 pour 100000 personnes/année. De même, le risque de névrite périphérique: 12 pour 100000 personnes/année. Ces chiffres s'appuient sur 4 suivis de cohortes et des observations.

Mais pas de preuve convaincante en faveur d'une association à des effets indésirables hépato-biliaires ( dont l'insuffisance hépatique ). Pas de preuve non plus d'un effet sur la fonction rénale ou les facultés cognitives de la personne âgée.

En conclusion, la simvastatine, l'atorvastatine, la lovastatine, la pravastatine et la fluvastatine sont largement prescrites et paraissen sûres. Les conséquences indésirables sont rares. L'effet favorable dépasse largement les risques. Si la rosuvastatine a le score de sécurité le plus bas, c'est sans doute parce que les données sur elle sont moins nombreuses.

Dans cette étude, la majorité des cas de rhabdomyolyse fut liée à des interactions entre une statine et un autre médicament métabolisé par le cytochrome P450 ( érythromycine, antifongiques azolés.... ). Dans un cas sur 5 des rhabdomyolyses, le patient prenait une statine et un fibrate ( le plus souvent gemfibrozil ). Selon les auteurs, on pourrait éviter de nombreux cas si l'on tenait compte de ces interactions.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 06/05/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/332/7549/0-e>


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- le 06/05/06 : Syncopes par gouttes oculaires de timolol.

La prévalence du glaucome augemente avec l'âge. Le timolol, béta-bloquant non sélectif, est le traitement de première intention. Mais, même à doses faibles, il peut avoir des effets indésirables graves.

* Cas I: homme de 73 ans. La veille, est resté inconscient pendant 30 minutes. ATCD: un infarctus du myocarde, un diabète insulino-dépendant, un glaucome. Traitement: insuline, acenocoumarol, alfuzosine, timolol 0.5% 2 fois/J dans chaque oeil. Au cours de l'année précédente, a eu des vertiges non liés à une hypoglycémie.

HBA1C: 8.2% ( N: 4-6% ). TA: 142/90. Pouls: 48/min.
Holter sur 24H: rythme sinusal à 69/min avec épisodes fréquents de bradycardie ( rythme minimal de 43/min ) accompagnés de "vertiges".

Arrêt du timolol après consultation de l'ophtalmo. Remplacé par des gouttes de latanoprost, analogue de la prostaglandine F2. Disparition des symptômes. Nouveau Holter: Sp.

* Cas II: femme de 73 ans. Depuis 5 ans, est traitée pour un glaucome par des gouttes de timolol 0.5% 1 fois/J dans chaque oeil. Depuis 5 ans également, étourdissements, impressions de faiblesse dans les bras.

TA en position couchée à 139/68 avec pouls régulier de 58/min. Après une station debout de 3 min, TA à 117/64 et pouls régulier de 66/min. ECG: bradycardie sinusale à 53/min. Tilt-test: confirmation du diagnostic d'hypoTA orthostatique par timolol. L'ophtalmo. opère le glaucome et fait arrêter le timolol. Disparition des malaises. Le tilt-test se normalise.

* Cas III: homme de 74 ans. ATCD: carcinome prostatique avec métastases, HTA essentielle, glaucome. Traité par losartan, aspirine, gouttes oculaires de latanoprost et de timolol 0.5% 2 fois/J dans chaque oeil. Depuis 2 ans, malaises avec chute, étourdissements au passage à la position debout.

Ex: la TA passe de 145/95 en décubitus à 135/87 au lever ( accompagné de "vertiges" ). ECG: bradycardie sinusale à 43/min.

Tilt-test: après 3 minutes, la TA passe de 167/103 ( pouls à 68/min ) à 117/81 ( 62/min ). Après 13 minutes, elle tombe à 89/74 ( 40/min ) avec perte de connaissance.

Diagnostic: hypoTA orthostatique vaso-vagale par timolol. Arrêt du timolol. Disparition des malaises, normalisation du tilt-test.

Commentaire: le timolol est un antagoniste non sélectif béta-adrénergique sans activité sympathomimétique intrinsèque. 80% au moins des gouttes instillées passe dans le canal lacrymo-nasal puis est absorbé par la muqueuse nasale. Le foie ne jouant pas son rôle de barrière, cela équivaut à une injection IV. De nombreux effets adverses ont été signalés: tachycardie ou bradycardie sinusale, hypoTA, hypoTA orthostatique, angor, infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, syncopes.

Sur un groupe de 20 volontaires jeunes, en bonne santé, on a constaté après instillation de 2 gouttes de timolol 0.5% 2 fois/J dans chaque oeil une diminution significative du rythme cardiaque et des performances à l'exercice. On notait aussi un allongement de la période de pré-éjection, indiquant un effet inotrope négatif.

Pour détecter une hypoTA orthostatique, il faut la rechercher en différentes circonstances. Par ailleurs, une légère baisse de la TA systolique peut avoir des conséquences cérébrales majeures s'il existe une pathologie cérébro-vasculaire pré-existante: demander un écho-doppler transcrânien.

En conclusion, chez le sujet âgé, redouter les effets adverses du timolol.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 22/04/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/332/7547/960>


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- le 02/05/06 : Atorvastatine et cauchemars

L'atorvastatine, inhibiteur de la HMG-CoA reductase, est fréquemment prescrite dans les hypercholestérolémies. L'observation qui suit montre qu'elle peut occassionner des cauchemars.

* Femme de 72 ans: longue histoire d'HTA, d'hypothyroidie, d'insuffisances cardiaque et rénale. Prend 10 mg d'atorvastatine/J pour une hypercholestérolémie.

Prend aussi levothyroxine 75 µg/J, 5 mg amlodipine/J, 100 mg atenolol/J et 50 mg losartan/J.

5 jours après avoir commencé l'atorvastatine, a chaque nuit, pendant 2 semaines et demi, des cauchemars pénibles. Ce médicament est arrêté pendant 5 jours: disparition des cauchemars.

A contre-coeur, elle reprend de l'atorvastatine: les cauchemars se reproduisent.

Arrêt définitif du médicament: disparition des cauchemars.

Une relation possible entre cauchemars et statine avait déjà été rapportée avec la simvastatine associée à la prise de metoprolol. Mais c'est la première observation où l'atorvastatine est impliquée.

Ces cauchemars pourraient s'expliquer par un effet direct de l'atorvastatine sur le système nerveux central: interaction pharmacocinétique ou pharmacodynamique.

En conclusion, il semble bien que des cauchemars puissent être une conséquence indésirable de la prise de statines.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 22/04/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/332/7547/0-c>


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- le 10/04/06 : La destruction des plaques d'athérome: ce but n'est encore pas atteint !

La recherche pharmacologique a essuyé un revers: une molécule très prometteuse ne marche pas.

Il s'agit d'un inhibiteur d'enzyme, sensé agir sur le transport du cholestérol par les macrophages. Dans un essai placebo-contrôlé sur 408 patients atteints de coronarite, traités pendant 18 mois, il a été inefficace. Il a eu au contraire un effet défavorable sur les plaques d'athérome.

Cette molécule ( le Pactimibe ), qui avait suscité les espoirs des universitaires, des organismes de régulation, a été retirée du marché. Les auteurs de l'essai, parrainé par le fabricant, lancent une mise en garde: toute molécule de la même classe ne devra être essayée qu'avec la plus grande prudence.

Le Pactimide inhibe l'enzyme qui estérifie le cholestérol dans les macrophages de la plaque, les transformant en cellules spumeuses moribondes bourrées de cholestérol estérifié. Les chercheurs supposaient que ce processus serait stoppé et que la croissance des plaques s'en trouverait ralentie.

Il n'en a pas été ainsi:
- le Pactimide et les composé apparentés augmentent la concentration intra-cellulaire de cholestérol libre, cytotoxique.
- ils ont peu d'effets sur les lipides plasmatiques.
- ils ont le douteux privilège d'être les seules molécules capables de réduire l'efficacité des statines.





Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 01/04/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/332/7544/781>


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- le 04/04/06 : Traitements anti-épileptiques ( TAE ) et hyperhomocystéinémie.

Les enfants soumis à un TAE sont exposés au risque d'hyperhomocystéinémie. Le risque augmente avec la durée du traitement et le nombre de médicaments anti-épileptiques prescrits.

Cet effet indésirable se voit chez 15% des enfants soumis à un traitement au long cours.

Selon un essai clinique en double aveugle, un apport supplémentaire d'acide folique "per os" a montré que, chez ces enfants, les concentrations sériques d'acide folique augmentaient et les taux d'homocystéine se normalisaient ( Epilepsie, 2006 ).

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 25/03/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/332/7543/736>


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- le 03/04/06 : Ostéonécrose des maxillaires et biphosphonates.

Une nouvelle entité: l'ostéonécrose du maxillaire inférieur associée à la prescription des biphosphonates de nouvelle génération ( indiqués dans le traitement de l'ostéoporose, des métastases osseuses et de la maladie de Paget ).

La majorité des malades peuvent être traités par simple excision chirurgicale, avec arrêt du médicament. D'autres relèvent d'une intervention radicale.

Pour les auteurs d'un article paru dans Laryngoscope ( 2006 ), il faut demander un bilan dentaire avant de prescrire un traitement par biphosphonates, et veiller à une bonne hygiène buccale.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 25/03/06

Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/332/7543/736>


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