.

Actualités - Revue de presse

Une sélection des actualités par Esculape et Stéthonet


- le 02/02/12 : Hernies crurales ( hc )

Fréquence: en Grande-Bretagne, on opère chaque année 5000 hc. Elles représentent environ 1/5 des hernies de la région de l'aine chez la femme, mais moins de 1% chez l'homme. Les 40% de hc ayant un début aigu ont un risque de mortalité multîplié par 10

Points essentiels:
* sont plus fréquentes chez la femme et au-delà de 65 ans, sont associées à un plus grand risque de complications comme l'étranglement.
* la chirurgie d'urgence est associée à un risque de décès multiplié par 10, encore plus élevé pendant la période pré-opératoire.
* on ne peut se baser sur la clinique pour la différencier de la hernie inguinale
* adresser les femmes ayant une hernie de l'aine à une consultation chirurgicale
* examiner les aines de tous les patients ayant des signes d'occlusion du grêle.
* pour les hernies non compliquées de l'aine, l'échographie est l'examen de choix mais dans les occlusions aigues du grêle, demander en premier lieu un scanner.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 17/12/11

Lien: http://www.bmj.com



- le 02/02/12 : Gravité d'une crise d'appendicite aigue ( aa )

Une équipe coréenne a étudié le problème de la gravité d'une aa, se basant sur: l'aspect au CT, la leucytose, la CRP.

Seuls les changements de la paroi appendiculaire ou la présence d'un abcès étaient reliés significativement au nombre de leucocytes.

Les scores de gravité selon le CT étaient plus fortement corrélés avec le niveau de la CRP qu'avec le nombre de leucocytes: la CRP pourrrait être un bon prédicteur d'une perforation. Le nombre de leucocytes serait plus utile pour le diagnostic précoce.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 17/12/11

Lien: http://www.bmj.com



- le 30/01/12 : La dissection aortique ( da )

Généralités:
* est diagnostiquée et traitée selon son extension et sa chronicité.
* sont exposés au risque le plus élevé les hommes de race blanche, hypertendus, de plus de 40 ans, ou ceux de moins de 40 ans atteints d'un syndrome de Marfan ou de valves aortiques bicuspides.
* se présentent avec une douleur soudaine, aigue, avec quelquefois perte de conscience ou signes d'ischémie périphérique.
* CT avec aortographie: première investigation à demander, suivie d'une échocardiographie transoesophagienne. Pour la surveillance, préférer l'IRM.
* dans la da proximale ( type A ), chirurgie si possible. Dans la da distale ( type B ), le mieux est de prescrire un traitement médical intensif. Opérer en cas de complications.
* tous ces patients ont besoin d'un traitement antiHTA tout au long de leur vie, et d'une surveillance.

Diagnostics différentiels:
* douleurs thoraciques aigues:
- infarctus
- embolie pulmonaire
- pneumothorax spontané.
* douleurs abdominales ou dorsales aigues:
- colique néphrétique
- perforation viscérale
- ischémie du mésentère
* affaiblissement du pouls:
- maladie embolique non liée à une da
* déficit neurologique en foyer:
- ictus
- syndrome de la queue de cheval

Pour le généraliste:
* envoyer les cas de da ( ou les patients symptomatiques à risque élevé ) dans une unité de traitement cardio-vasculaire, dans les plus brefs délais.
* les patients jeunes avec une histoire de maladie du tissu conjonctif ( comme le syndrome de Marfan ) ou une cardiopathie congénitale ( comme des valves aortiques bicuspides ) sont à haut risque.
* maintenir une TA à 100-120 mmHg chez les patients avec une histoire de da, prescrire un hypotenseur ( dont les béta-bloquants ), traiter les autres facteurs de risque cardio-vasculaire.
* s'assurer que le patient est suivi dans un centre de médecine cardio-vasculaire.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 14/01/12

Lien: http://www.bmj.com



- le 28/01/12 : Leçons de l'épidémie de choléra ( c ) d'Haiti.

Le c était inconnu à Haiti: ce premier cas, à la suite du tremblement de terre de Janvier 2010, a permis de remonter à un homme de 28 ans, atteint d'une maladie mentale grave, qui vivait dans un village au centre de l'île en aval de la source de l'épidémie, un camp occupé par des forces de maintien de la paix de l'ONU.

Cette épidémie illustre l'étrange mécanisme par lequel une maladie infectieuse peut se répandre dans la planète, dans des endroits inattendus. Elle montre aussi la relation possible entre une épidémie, la santé mentale et la globalisation: bien que la majorité des haitiens soient mentalement normaux, cette histoire rappelle que les services de santé mentale sont un composant important de l'état global de santé.

Le patient avait une pathologie mentale non diagnostiquée, non traitée et stigmatisée. Il a bu de l'eau d'une rivière, l'exposant au danger d'une maladie d'origine hydrique, l'eau étant un facteur important de cette maladie.

Autre leçon: cet homme vivait loin de la capitale, dans un centre qui n'aurait pas suscité d'inquiétude de la part des autorités de santé publique, pour cette épidémie due à un germe mortel importé d'outre mer.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 14/01/12

Lien: http://www.bmj.com



- le 12/01/12 : Rhizarthrose

* arthrose de la base du pouce, facteur d'invalidité et de douleurs, particulièrement dans l'action de pincer.

* la douleur, reproduite en poussant le pouce sur sa base, permet de mieux localiser la lésion.

* la Rx montre des lésions dégénératives mais peut en sous-estimer la gravité.

* les traitements comme les antalgiques, la pose d'attelles, les injections de corticoides peuvent soulager et éviter l'intervention chez la plupart des patients.

* aucune technique opératoire n'a montré de supériorité sur les autres, mais une simple trapéziectomie a le taux de complication le plus faible.

* une arthrodèse peut être préférée par les patients qui demandent avant tout un soulagement des douleurs, une force et une stabilité suffisantes plutôt que de la mobilité ( surtout chez les manuels jeunes ).

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 03/12/11

Lien: http://www.bmj.com



- le 11/01/12 : Génétique et côlon irritable ( ci )

On a longtemps suspecté que le ci avait un composant génétique. Une équipe suédoise a identifié une association significative du risque de maladie de Crohn avec l'allèle rs4263839 G du gène TNFSF15. Il est également associé au risque de ci.

Ce gène intervient dans la régulation des réponses inflammatoires et immunitaires, impliquées dans le syndrome du ci.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 03/12/11

Lien: http://www.bmj.com



- le 07/01/12 : Coarctation de l'aorte ( ca ) du nouveau-né.

* Souvent non reconnue

* chez un nouveau-né, une malformation cardiaque congénitale est une urgence.

* penser à un ca chez un nouveau-né qui tète mal, se développe mal, ou présente des signes d'insuffisance cardiaque.

* rechercher les signe physiques: souffle systolique, pouls fémoraux absents ou faibles, HTA brachiale.

* cependant, un examen physique normal n'élimine pas une cardiopathie congénitale.

* la détection et le traitement de la ca diminuent la morbidité et la mortalité par insuffisance cardiaque, améliorent le pronostic à long terme.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 10/11/11

Lien: http://www.bmj.com



- le 03/01/12 : Cardiomyopathies héréditaires ( ch )

Points essentiels:
* le MG a un rôle clef pour identifier les personnes à risque.
* les personnes atteintes de symptômes de cardiopathie, les parents de personnes affectées, celles qui ont eu dans leur famille des cas de mort subite ou dont l'ECG est anormal sont à risque.
* la plupart des ch sont transmises selon le mode dominant autosomique.
* la gravité dépend de la pénétrance.
* les cardiologues doivent évaluer les cas suspects.
* la recherche de mutations permet d'identifier les porteurs, mais la prédiction du risque repose toujours sur les marqueurs cliniques.

Prévalence des ch:
* cardiomyopathie hypertrophique: 1/500 en Europe
* """"""""""""""" arhytmogène du ventricule D: de 1/1000 à 1/10000 en Europe.
* """"""""""""""" dilatée: 36.5/100000 aux USA.

Pour le MG: doivent donner l'alerte:
* un syncope ou une crise d'épilepsie d'effort.
* une douleur thoracique d'effort chez une jeune personne.
* des palpitations accompagnées d'un trouble de la conscience.
* une histoire familiale de ch
* une histoire familiale de décès prématurés soudains d'origine cardiaque
* la découverte par hasard d'anomalies ECG, suggérant une cardiomyopathie.



Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 26/11/11

Lien: http://www.bmj.com



- le 02/01/12 : Troubles du sommeil et risque d'attaque cardiaque ( ac )

L'insomnie en augmente t'elle le risque ?

Une importante étude prospective a suivi des adultes sur le risque d'ac, pendant plus de 11 ans.

La conclusion: les difficultés à s'endormir, à rester endormi, le fait de se sentir mal reposé après le sommeil sont associés à un accroissement modéré du risque.

Il y aurait une relation dose-dépendante entre les troubles du sommeil ( prenant en compte tous ses aspects ) et le risque d'infarctus, et la difficulté à s'endormir parait le facteur le plus fortement associé.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 26/11/11

Lien: http://www.bmj.com



- le 25/12/11 : L'hyperostose diffuse idiopathique ( hdi )

Est commune mais souvent non reconnue. Est souvent considérée comme une curiosité radiologique sans conséquences, mais elle peut s'accompagner d'une ossification des ligaments spinaux, susceptible de comprimer l'oesophage ou la trachée.

La fréquence de la dysphagie ou de l'obstruction des voies aériennes, par hdi, a augmenté au cours de la précédente décennie.

Cette augmentation ne pourrait pas s'expliquer par un biais de publication.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 05/11/11

Lien: http://www.bmj.com



- le 25/12/11 : Biopsie dans l'artérite temporale

Une biopsie courte de l'artère temporale ( at ) peut donner de faux négatifs dans le diagnostic de l'artérite temporale.

Une analyse rétrospective de tous les patients ayant eu une biopsie de l'at dans 6 hôpitaux, en 5 années, a montré que la longueur de l'échantillon et la VS étaient tous les deux des facteurs indépendants d'un résultat positif.

Les auteurs suggèrent qu'une longueur d'1 cm est optimale

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 05/11/11

Lien: http://www.bmj.com



- le 23/12/11 : Dyspepsie, signes d'alarme!

* saignement gastro-intestinal ( couleur des selles, anémie )

* modification des habitudes intestinales

* amaigrissement involontaire

* vomissements récurrents

* dysphagie

* masse abdominale

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 22/10/11

Lien: http://www.bmj.com




Page d'accueil Nouveautés wbm@esculape.com Sommaire FMCSommaire général