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Actualités - Revue de presse

Une sélection des actualités par Esculape et Stéthonet


- le 27/06/09 : L'association entre lésions cérébrales et démences: elle change avec l'âge.

Une étude de 456 autopsies destinées à la recherche sur la cognition et le vieillissement a montré que l'association entre plaques et échevaux ( les lésions de la maladie d'Alzheimer ) et les signes cliniques de la démence diminuent avec l'âge.

Chez les sujets morts à 75 ans, l'association entre plaques néocorticales et démence est forte ( odds ratio: 8.63, IC de 3.81 à 9.60 ). Mais la relation était plus faible chez ceux qui décédaient à 95ans ( odds ratio: 2.48-0.92 à 4.14- ).

Une autre association semblable a été trouvée avec d'autres caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Au contraire, l'atrophie corticale était associée à une démence de tout âge.

Ces résultats intriguants confirment que le diagnostic, le traitement de la démence qui sont destinés aux plus jeunes, ne seraient pas optimaux pour les plus âgés: ils indiquent que certaines personnes atteintes de nombreuses lésions d'Alzheimer, n'ont pas de démence

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 06/06/09

Lien: http://www.bmj.com



- le 24/06/09 : Vaginose et carence en vit D

La vaginose bactérienne ( VB ) est très courante, souvent associée à des grossesses compliquées.

Une étude a recherché le rapport entre vit D et VB: elle a montré que la prévalence de la VB baissait quand le taux de vit D augmentait.

Les auteurs concluent à un rapport entre la vit D et la VB, peut-être sous l'influence du système immunitaire.
Ceci expliquerait à forte prévalence de la VB chez les noires souvent carencées en vit D.



Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 06/06/09

Lien: http;//www.bmj.com



- le 13/06/09 : Investigations chez un sujet suspect d'être atteint d'anémie.

Généralités:
* en cas d'anémie clinique, compléter l'examen standard par d'autres tesrs ( ferritine sérique, dosage de la vit B12 ) destinés à accélérer le diagnostic.
* en cas d'anémie macrocytaire, les examens essentiels sont:
- un frottis du sang périphérique
- une numération des réticulocytes.
- un dosage de B12 et des folates.
- un bilan hépatique et thyroidien
* il est important dans une myélodysplasie, pour le pronostic, de préciser sa catégorie.

Etiologie d'une macrocytose chez 300 patients dont le VGM était >99fl:
en prévalence ( % ):
- médicaments: chimiothérapie, traitement anti-rétroviral, azathioprine, anti-convulsivants: 37%
- alcool ( avec ou sans atteinte hépatique ): 26%
- réticulocytose ( hémorragie ou hémolyse ): 8%
- carence en B12 ou en folates: 6%
- pathologie hépatique non alcoolique: 6%
- pathologies primaires de la moelle osseuse ( leucémie myéloide aigue, myélodysplasie ): 6%
- hypothyroidie: 0.6%

éléments du frottis sanguin orientant le diagnostic:
- carence en B12 ou en folates: macrocytes ovales, anisocytose, poikilocytose, neutrophiles hypersegmentés
- réticulocytose: polychromatophilie
- hémolyse: sphérocytes, schistocytes ( fragment d'hématie), autres poikilocytes avec polychromatophilie.
- pathologie hépatique: cellules cibles, stomatocytes ( hématie avec une fente centrale )
- myélodysplasie: neutrophiles hyposegmentés ou hypogranulaires avec monocytose et blastes circulants.

traduit de l'anglais par le Dr Figueredo André: BMJ du 30/05/09

Lien: http://www.bmj.com



- le 12/06/09 : Schizophrénie ( S ) et violence.

Presque tous les crimes sont commis par des personnes sans ATCD psychiatriques, mais reste le fait que chez les schizophrènes, la probabilité de commettre un crime est plus élevée que dans la population générale.

Selon certains auteurs, cela viendrait du fait que les schizophrènes sont stigmatisés.

Mais selon une étude suédoise, l'association S-crime est étroitement limitée au groupe de patients qui se droguent.

Leur analyse des données recueillies dans le suivi d'une cohorte pendant 30 années a montré que chez les adultes atteints de S, la probabilité de commettre un crime était le double de ce qu'elle était dans la population générale ( 13.2% contre 5.3% ). L'association était encore beaucoup plus forte chez les patients qui se droguaient.

Les auteurs ont par ailleurs comparé les patients avec leurs frères ou soeurs non S: l'association d'une S avec le risque de crime restait significative quoique plus faible: ceci suggère qu'il existe un lien familial ( génétique ou environnemental ) entre S, abus de drogues et crime

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 30/05/09

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- le 11/06/09 : L'épidémie de grippe porcine ( GP ).

Le nombre de cas confirmés pourrait n'être que le sommet de l'iceberg.

Dans le monde, près de 13000 personnes ont été infectées par le virus A/H1N1, mais aux USA les experts estiment que le nombre réel serait beaucoup plus élevé.

Selon l'OMS, 12954 cas ont été confirmés dans 46 pays, le virus a tué 92 personnes.

Le nombre de cas confirmés continue à augmenter lentement en Grande-Bretagne: il s'élève maintenant à 137. C'est aux USA que le nombre de cas ( 6764 ) est le plus important mais selon les experts du CDC, le nombre d'infections est probablement bien plus élevé: plus de 100000 personnes.

Le nouveau virus continue à circuler aux USA, il semble se comporter comme le virus de la grippe saisonnière, mais sa particularité, c'est qu'il se propage en fin de printemps. Aux USA, 60 écoles ont été fermées, affectant 42000 élèves.

A la fin de la dernière semaine, Margaret Chan, directrice de l'OMS, a déclaré: " pour la première fois dans l'histoire, nous pouvons observer comment se déroule une pandémie dès son début. D'un côté, le monde est sur ses gardes comme il ne l'a jamais été. D'un autre côté, nous nous trouvons devant un dilemne: les scientifiques, les cliniciens, les épidémiologistes se trouvent devant une abondance de signaux, mais n'ont pas les connaissances scientifiques qui permettraient de les interpréter".

Elle estime que l'épidémie pourrait se développer dans les semaines et mois à venir. Le virus est très contagieux, il continue à se propager dans les pays déjà atteints et s'étend à d'autres contrées. Par ailleurs, il est sournois: il n'annonce pas son arrivée dans un pays par une explosion soudaine de malades faisant appel à leur médecin ou hospitalisés. En fait, il faudrait faire une multitude de tests biologiques pour le détecter et suivre sa progression

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 30/05/09

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- le 10/06/09 : Maladie cardio-vasculaire et gamma-glutamyltransférase sérique ( GGTS ).

La GGTS est associée à la maladie C-V, elle est un facteur de risque de mortalité. Mais dans quelle mesure est-elle associée à l'insuffisance cardiaque ( IC )?.

Selon une étude portant sur 1000 patients, la prévalence d'une GGTS élevée est forte chez les patients en IC et son taux est en rapport direct avec la gravité de l'IC.

Il semble que la GGTS soit un prédicteur indépendant de décès ou de la nécessité d'une transplantation: elle est donc un facteur de pronostic



Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 30/05/09

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- le 10/06/09 : Mongolisme et cancer.

Chez les sujets atteints du syndrome de Down, de nombreux types de cancers solides sont moins fréquents que dans la population générale.

Cela proviendrait d'une copie supplémentaire d'un gène situé sur le chromosome 21, connu sous le nom de Dscr1: chez un modèle animal ( la souris ), cette copie suffit à ralentir la croissance d'un cancer. Elle fonctionnerait en conjonction avec un autre gène du même chromosome en interférant sur la calcineurine qui permet aux tumeurs d'augmenter leur vascularisation.

Ce mécanisme pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 30/05/09

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- le 09/06/09 : Trauma en temps de guerre

En zone de guerre de forte intensité, chez les amputés par blast en particulier, on constate souvent des ossifications hétérotopiques.

Une étude rétrospective sur des soldats USA, menée de 2003 à 2006 a identifié une forte prévalence d'ossifications hétérotopiques chez des blessés de guerre, plus élevée que chez des civils ayant subi des traumas comparables.

Chez ces soldats les facteurs de risque étaient:
- un âge < 30 ans
- des lésions cérébrales graves.
- des lésions multiples des extrémités.

Ceci oriente sur des causes systémiques plus que sur un seul facteur.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 30/05/09

Lien: http://www.bmj.com



- le 06/06/09 : L'hirsutisme

Généralités:
* provient le plus souvent d'un ovaire polykystique, ou bien est idiopathique ( pas d'autres anomalies cliniques ou biologiques ).
* il faut rechercher une hyperandrogénie en mesurant la testostérone totale, la globuline de fixation de l'hormone sexuelle, l'index d'androgènes libres. Tester aussi la fonction thyroidienne, mesurer la prolactine. Si c'est cliniquement indiqué, éliminer une hyperplasie surrénale congénitale atypique en mesurant la 17 hydroxyprogestérone, un syndrome de Cushing en mesurant le cortisol urinaire des 24 heures.
* l'échographie des ovaires n'est pas nécessaire pour diagnostiquer un ovaire polykystique chez des patientes atteintes de troubles menstruels et d'une hyperandrogénie clinique ou biochimique.

Critères de diagnostic d'une ovarite polykystique:
2 des 3 critères suivants doivent être remplis:
- une oligo ou une aménorrhée ( cycles > 15 jours ou moins de 10 périodes/an ).
- des signes cliniques: hirsutisme, acné, alopécie androgène ou signes biochimiques ( index d'androgènes libres augmenté )
- ovaires polykystiques à l'échographie.

Exclure une hyperplasie congénitale des surrénales à début tardif, des tumeurs secrétant des androgènes, un syndrome de Cushing chez des femmes dont les androgènes sont augmentés. Les pathologies thyroidiennes, une hyperprolactinémie doivent être éliminées chez des femmes ayant des troubles menstruels.

L'échographie des ovaires: les femmes ayant des troubles menstruels ou une hyperandrogénémie clinique ou biochimique doivent avoir une échographie pelvienne, autant que possible transvaginale. Un ovaire polykystique a 12 follicules ou plus dans chaqu'un d'entre eux, mesurant au moins 2-9 mm de diamètre. Le volume ovarien doit être > 10 ml.
Un ovaire pathologique est suffisant pour le diagnostic.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 02/05/09

Lien: http://www.bmj.com



- le 05/06/09 : Le resynchronisation ( R ) dans l'insuffisance cardiaque chronique ( ICC ).

* envisager une R chez tout patient en ICC s'ils ont, ou s'ils ont eu récemment des symptômes modérés ou sévères d'ICC, si la fraction d'éjection est égale ou < à 35%, si la durée de QRS est égale ou supérieure à 150 ms ou 120-149 ms avec une dysynchronie mesurée par l'échocardiographie.

* la R cardiaque peut améliorer les symptômes et le pronostic.

* un âge avancé ne réduit pas l'efficacité de ce traitement.

* les professionnels doivent connaître les avantages potentiels de ce traitement et faire consulter leurs patients en ICC.

* la mesure de la durée de QRS et du rythme cardiaque sur l'ECG font partie du traitement standard de tout patient en ICC et doit être renouvelée chaque année.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 02/05/09

Lien: http://www.bmj.com



- le 03/06/09 : Progrès en imagerie du cerveau ( IC ): les connections.

Les techniques d'IC , encore dans l'enfance, permettront une meilleure compréhension de pathologies cérébrales, de l'autisme à la schizophrénie, par l'étude des connections.

Dans l'ictus par exemple: les cerveaux ne sont pas anatomiquement identiques: certaines aires, dont celles du langage, sont plus complexes qu'on ne le pensait. Les connections entre les aires du langage sont plus développées du côté G que du côté D. Dans une population normale, 60% sont très latéralisés à G, 20% sont bilatéraux avec une prédominance sur l'hémisphère G, les autres sont symétriques.
Les sexes par ailleurs sont différents: chez les femmes, la distribution dans les 3 groupes est à peu près égale, alors que 85% des hommes sont très latéralisés.
Ceci explique en partie pourquoi 2 personnes atteintes d'un ictus apparemment identique, du même côté du cerveau, n'auront pas nécessairement le même handicap de langage: les femmes récupèrent généralement plus facilement que les hommes, peut-être parce qu'elles sont plus "bilatérales".

Dans l'autisme, on peut non seulement préciser les faisceaux d'association, mais aussi le degré d'intégrité des fibres: on observe ainsi des anomalies de la circuiterie neuronale, qui confirme ce que l'on soupçonnait comme étant l'une des racines de l'autisme: un défaut du mécanisme de feedback qui nous permet d'adapter nos comportements.

Il est probable que les techniques d'IC permettront de comprendre le mécanisme d'autres pathologies, même en l'absence de lésions cérébrales importantes. et de développer de nouveaux traitements: par exemple un neuro-transmetteur dans le cas de l'autisme. De même dans la schizophrénie, où les hallucinations auditives résultent peut-être d'une activité excessive des voies centrales du langage.

Pour les ictus, si l'on peut prédire à 6 mois quelles personnes iront bien ou non, on pourrait traiter celles qui ont les meilleures chances de guérison et envisager d'autres stratégies pour les autres.

De même dans les démences où l'on essaie de corréler les symptômes à des faisceaux spécifiques: selon le tractus lésé, le langage, la mémoire ou les mouvements seront le plus affectés.

Avec les nouvelles techniques d'IC ( certaines sont déjà en cours d'expérimentation ), l'interprétation demandera plus que des connaissances anatomiques: dans l'IC actuelle, les connections ne sont pas visualisées, on ne peut identifier les faisceaux d'association.

Associées à l'IRM fonctionnelle qui étudie le flux sanguin dans le cerveau et détermine quelles aires sont actives, les nouvelles techniques permettront de savoir réellement ce qui se passe.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 02/05/09

Lien: http://www.bmj.com



- le 02/06/09 : Un CT total du corps après un trauma grave fermé peut réduire la mortalité

Selon une étude faite en Allemagne, un CT total, fait précocément, peut sauver des vies: des patients victimes d'un trauma fermé grave ont eu un CT total pendant la réanimation et ont eu une meilleure survie que des témoins n'ayant pas eu de CT ou un CT orienté sur un seul organe.

L'étude a des faiblesses mais elle serait assez convaincante: il est temps de mettre en route un essai.



Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 02/05/09

Lien: http://www.bmj.com




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