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- le 03/06/09 : Progrès en imagerie du cerveau ( IC ): les connections.
Les techniques d'IC , encore dans l'enfance, permettront une meilleure compréhension de pathologies cérébrales, de l'autisme à la schizophrénie, par l'étude des connections.
Dans l'ictus par exemple: les cerveaux ne sont pas anatomiquement identiques: certaines aires, dont celles du langage, sont plus complexes qu'on ne le pensait. Les connections entre les aires du langage sont plus développées du côté G que du côté D. Dans une population normale, 60% sont très latéralisés à G, 20% sont bilatéraux avec une prédominance sur l'hémisphère G, les autres sont symétriques.
Les sexes par ailleurs sont différents: chez les femmes, la distribution dans les 3 groupes est à peu près égale, alors que 85% des hommes sont très latéralisés.
Ceci explique en partie pourquoi 2 personnes atteintes d'un ictus apparemment identique, du même côté du cerveau, n'auront pas nécessairement le même handicap de langage: les femmes récupèrent généralement plus facilement que les hommes, peut-être parce qu'elles sont plus "bilatérales".
Dans l'autisme, on peut non seulement préciser les faisceaux d'association, mais aussi le degré d'intégrité des fibres: on observe ainsi des anomalies de la circuiterie neuronale, qui confirme ce que l'on soupçonnait comme étant l'une des racines de l'autisme: un défaut du mécanisme de feedback qui nous permet d'adapter nos comportements.
Il est probable que les techniques d'IC permettront de comprendre le mécanisme d'autres pathologies, même en l'absence de lésions cérébrales importantes. et de développer de nouveaux traitements: par exemple un neuro-transmetteur dans le cas de l'autisme. De même dans la schizophrénie, où les hallucinations auditives résultent peut-être d'une activité excessive des voies centrales du langage.
Pour les ictus, si l'on peut prédire à 6 mois quelles personnes iront bien ou non, on pourrait traiter celles qui ont les meilleures chances de guérison et envisager d'autres stratégies pour les autres.
De même dans les démences où l'on essaie de corréler les symptômes à des faisceaux spécifiques: selon le tractus lésé, le langage, la mémoire ou les mouvements seront le plus affectés.
Avec les nouvelles techniques d'IC ( certaines sont déjà en cours d'expérimentation ), l'interprétation demandera plus que des connaissances anatomiques: dans l'IC actuelle, les connections ne sont pas visualisées, on ne peut identifier les faisceaux d'association.
Associées à l'IRM fonctionnelle qui étudie le flux sanguin dans le cerveau et détermine quelles aires sont actives, les nouvelles techniques permettront de savoir réellement ce qui se passe.
Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 02/05/09
Lien: http://www.bmj.com
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