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- le 18/08/10 : Le myélome multiple ( mm ): un diagnostic à côté duquel on peut passer ( Pr Kapoor, Membai )
Le MG pense que la mammographie et le frottis lui permettent 'd'exclure' un cancer chez une femme. Et maintenant, avec les techniques modernes d'imagerie, dont l'endoscopie, il est difficile de ne pas voir un cancer. Enfin, la biologie met en évidence les marqueurs de tumeurs diverses, le CT à émission de positrons peut détecter toute zone suspecte!
Mais, encore maintenant, l'étape la plus importante est de faire un bon examen clinique. Ainsi chez un fumeur, l'examen de la bouche: une ulcération peut être un cancer.
Il n'en est pas toujours de même pour le mm, cancer des plasmocytes de la moelle.
En début de carrière, je ne l'ai pas reconnu chez 3-4 patients, mais ces quelques dernières années, j'en ai diagnostiqué quelques-uns qui "couvaient".
La difficulté réside dans les faits suivants:
- contrairement aux leucémies, les cellules anormales ne se voient pas dans le sang circulant ni sur les frottis.
- l'examen aux isotopes peut ne pas mettre en évidence les lésions osseuses.
- il n'y a pas de signe clinique spécifique.
Je suggère d'y penser chez tout patient en mauvais état général, aux douleurs vagues, multiples:
-->surtout si:
- le patient est anémique,sans cause évidente
- si la VS est élevée sans cause évidente ( y compris le HIV ).
- si à plusieurs reprises, les globulines sériques sont élevées.
Dans ces cas, demander une immuno-électrophorèse des protéines sanguines pour mettre en évidence un bande monoclonale.
Par ailleurs, quelques labos. sont capables de déceler la protéinurie de Bence Jones, très utile pour le diagnostic.
Finalement, demander une électrophorèse avec immuno-fixation des protéines sériques, des immuno-globulines et un frottis de moelle osseuse.
Diagnostiqué à temps, de nombreux patients peuvent vivre quelques années dans de bonnes conditions. Mais notre meilleur consultant de l'hôpital de Mumbai est mort en 2 ans d'un mm, en dépit des meilleurs traitements!
Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BHJ de janvier 2010
Lien: http://www.bhj.org
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