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Dé Dés Informations


Dé Dés Informations

Dans le cadre de son projet DDI , la section généraliste de l’URML, va mener des actions d’information sur les recommandations et les campagnes de dépistage qui mettent dans l’embarras bon nombre de médecins.

* Pourquoi le projet DDI ?
Contexte :

Il existe plusieurs méthode d'informations médicales pour le grand public.
Beaucoup de ces informations sont basées plus sur des intérêts commerciaux que pour la qualité de leur contenu. Les médecins généralistes se font recommander des préconisations à faire admettre ensuite par leurs patients alors qu'elles ne sont pas toujours validées et acceptables sur le terrain, car dictées par des éminences grises universitaires sans l'expertises de terrain du medecin généraliste.

Problèmes :

il y a parfois de forte médiatisation de CAT en Santé Publique pour lesquelles les médecins de terrains ne sont pas d'accord et qui leur impose de longues discussions d'explications envers leurs patients, au détriment parfois de l'examen clinique et de l'interrogatoire médical de nos patients.

Les objectifs

* Objectif principal Communiquer à la population des informations valides et contrecarrer celles qui ne le sont pas.

Objectifs intermédiaires
* Réagir rapidement en cas de contrevérités médiatisées
* Argumenter ses réactions par de la recherche bibliographique

Objectifs indirects
* (dés)informer les medecin, les patients
* valoriser et faire connaître la section généraliste de l'URML
* montrer que les médecins généralistes peuvent aussi avoir des idées et donc être une source de réflexion dans la qualité de la prise en charge des patients

Quelques exemples :

* Dépistage systématique des PSA, alors que les recommandations officielles n'y incite pas
* Préconisation précipitées d'un vaccin anticancer du col, outrageusement cher , et sans validité d'efficacité démontrée sur le long terme.
* Contre vérité publicitaire affirmant que la diversification alimentaire avant 4 mois ou la prise du lait de vache avant 8/9 mois, sont à l'origine des 20 à 30 % des enfants de 0 à trois ans souffrant de carence martiale
Dans le cadre de son projet DDI (DéDésInformations), la section généraliste de l’URML, mène une campagne d’information sur le dépistage du cancer de la prostate par le dosage du taux de PSA ; officiellement la France ne le préconise pas en dépistage généralisé et pourtant de nombreux médias incitent à le faire, ce qui met dans l’embarras bon nombre de médecins.

Ci joint, des extraits d’un article paru dans la Revue Prescrire (N° 269 février 2006) et signé du collectif Formindep.

« Dépister le cancer de la prostate?

L'information médicale doit reposer sur des connaissances scientifiques fiables, solides, établies sur un "niveau de preuves" suffisant. Délivrer une information loyale, proposer des dépistages ou des traitements basés sur des connaissances scientifiques prouvées, sont des règles déontologiques fondamentales pour réduire les risques liés à toute intervention médicale, y compris de prévention. Un dépistage, fut-il d'un cancer, n'est pas obligatoirement bénéfique en lui-même. Il peut être inapproprié, conduire à des traitements inutiles ou dangereux, sans améliorer la qualité ou la durée de vie.

Le collectif Formindep constate que la campagne actuelle prônant le dépistage individuel systématique du cancer de la prostate chez les hommes à partir de 50 ans, orchestrée par l'Association française d'urologie, ne respecte pas ces principes scientifiques et éthiques. Ni l'épidémiologie de cette affection, ni son évolution naturelle, ni les outils de dépistage proposés (toucher rectal et dosage sanguin des antigènes spécifiques prostatiques (PSA)), ni l'efficacité des traitements sur la mortalité de ce cancer ne permettent de recommander à ce jour son dépistage systématique. Pire: des arguments scientifiques forts et concordants poussent à le déconseiller.

En septembre 2004, la Haute autorité de santé dans un dossier concernant le dépistage individuel du cancer de la prostate conclut : "Le bénéfice en termes de réduction de mortalité globale d'un dépistage systématique du cancer de la prostate par le dosage du PSA sérique total n'est pas démontré " ;
- en 2000, le Comité consultatif pour la prévention du cancer dans l'Union européenne déclarait que «le dépistage du cancer de la prostate n'est pas recommandé en tant qu'action de santé» ;

- en novembre 2004, l'Organisation mondiale de la santé et les recommandations des autorités sanitaires de plusieurs pays aboutissent aux mêmes conclusions.»

- La HAS (Haute Autorité de Santé) en 2004 : « le bénéfice en terme de réduction de mortalité globale d’un dépistage systématique du cancer de la prostate par le dosage du PSA sérique total n’est pas démontré. Les résultats des études portant sur le dépistage systématique ne permettent pas de conclure sur l’opportunité d’un dépistage individuel » « lorsqu’une démarche est envisagée, la décision doit être partagée ; la décision doit être éclairée par une information claire objective et hiérarchisée, non seulement sur les bénéfices potentiels escomptés mais également les risques…). Il est utile qu’une information écrite soit communiquée au patient afin de l’aider dans sa réflexion ».

- Le bénéfice en termes de réduction de mortalité globale d'un dépistage systématique du cancer de la prostate par le dosage du PSA sérique total n'est pas démontré ; étant donné l’existence d’un risque important d’effets indésirables associés au traitement ainsi que la faible valeur prédictive des tests de dépistage, le Groupe d’Etude Canadien recommande d’exclure le dosage des PSA de l’examen médical périodique.

Dans le cadre de son projet DDI (DéDésInformations), la section généraliste de l’URML, mène une campagne d’information sur la VACCINATION contre le Papillomavirus humain (GARDASIL®).

La promotion grand public de cette vaccination généralisée a certainement dû, comme la plupart des professionnels de santé du monde, vous interpeller.

Les patientes ciblées par cette publicité commencent à demander à être vaccinées, il est donc important de nous pencher sur l’intérêt de ce vaccin pour leur apporter des informations conformes à l’état actuel des connaissances et surtout NE PAS LEUR NUIRE.

Les conclusions des différentes équipes mondiales qui ont fait la synthèse des données de son évaluation clinique (bulletins indépendants de l'industrie pharmaceutique, bulletins d'agences du médicament ou de divers autres organismes publics) sont unanimes :

1/ L’ EFFICACITE de la vaccination AU DELA DE 5 ANS N’A PAS ETE DEMONTREE

2/ Elle NE PROTEGE pas CONTRE tous les types de VIRUS RESPONSABLES du cancer

3/ LA TOLERANCE de cette vaccination A LONG TERME EST INCONNUE

4/ Elle ne doit pas se substituer au FROTTIS de dépistage qui reste le seul moyen de prévention du cancer du col de l’utérus.

http://www.minerva-ebm.be/fr/article.asp?id=1224

http://www.formindep.org/spip.php?article150

D’autant qu’il existe deux alternatives sans danger qui ont fait leurs preuves :
l'utilisation du préservatif et le frottis de dépistage qui même en cas de vaccination doit être régulièrement pratiqué
Une véritable mesure de santé publique serait d'en faire la promotion.

Ce qu’il faut retenir sur l’épidémiologie du cancer du col utérin

- Huitième cancer féminin en France pour le nombre de cas incidents avec près de 3400 cas estimés en 2000. Le pic d’incidence est à 40 ans.

- Quinzième cancer féminin en France pour le nombre de décès avec près de 1000 décès en 2000. Le pic de mortalité est à 50 ans.

- L’âge médian lors du diagnostic en France est de 51 ans.

Selon l’INVS : « Données épidémiologiques sur le cancer du col de l'utérus / état des connaissances » Synthèse rédigée par Nicolas Duport, Institut de veille sanitaire

http://www.invs.sante.fr/estimations_cancer/pages/col/commentaire.htm

http://www.invs.sante.fr/beh/2007/09_10/index.htm

Des encarts vont être diffusés prochainement dans la presse écrite, invitant les patients à se responsabiliser et à s’informer auprès de leur médecin traitant quant à la nécessité d’un tel vaccin de manière systématique.

En prévision d’un certain nombre de questions qu’ils risquent de vous poser, voilà quelques documents afin de vous aider à construire avec votre patient, une décision partagée et en toute connaissance de cause.

Pour en savoir plus : http://www.urml-reunion.net/ddi/index-ddi.html


 

 

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Dernière mise à jour le 28/06/08