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Ce sont des états fébriles avec un pic quotidien. Elles évoquent classiquement la TBC ou une maladie inflammatoire générale.
On attribue à l'allure de la courbe thermique une importance souvent non justifiée: dans une étude sur plus de 302 malades fébriles, une fièvre hectique, définie par une différence de plus de 1.4°C entre le pic thermique et la valeur la plus basse, a été observée chez 12% d'entre eux. 11% des malades atteints d'une maladie infectieuse avaient une fièvre hectique, comparés à 17% de ceux qui avaient une fièvre hectique non infectieuse. Les fièvres hectiques étaient 2 fois plus fréquentes dans les infections avec bactériémies que sans bactériémies.
Ces résultats cadrent avec ceux de Wunderlich et Seguin: chez la majorité des malades fébriles, la fièvre a un pic quotidien quelque soit la cause.
C'est probablement une simple accentuation de la variation diurne normale.
A cette correspondance de Musher et Young répondent dans le même numéro du New England Journal of Medicine ( 07/11/2002 ) 3 auteurs ( Jha, Collard et Tierney ). Ils ont constaté eux aussi que les courbes thermiques n'ont pas une valeur diagnostique bien définie et que la majorité des maladies fébriles ne sont pas associées à un type spécifique de fièvre. Cependant, certains aspects sont plus fréquents dans certaines pathologies: ainsi, les 2 pics quotidiens de la maladie de Still, bien qu'il y ait des formes à un seul pic. Intégré dans un contexte, l'aspect de la courbe thermique ne doit pas être négligé.
Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: New England Journal of Medicine ( 07/11/2002 )