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Actualités et Revue de presse

Calcifications surrénales.

Les glandes surrénales ont une double origine: mésodermique pour la corticale, ectodermique pour la médullaire.

Petits organes rétro-péritonéaux, de 4 à 6 cm de longueur sur moins de 10 mm d'épaisseur, avec une arête antéro-médiale et deux ailes postéro-latérales. N'en jouant pas moins un rôle vital par la production de glucocorticoides, de minéralocorticoides et de précurseurs des hormones sexuelles.

Irrigation artérielle par 3 vaisseaux venant des artères phréniques inférieures, rénales et de l'aorte. Une seule veine de drainage.

Les calcifications surrénales sont souvent des découvertes de hasard sur des radiographies simples ou des scanners abdominaux faits pour des raisons diverses.

Aux USA, on admet qu'elles résultent chez l'enfant comme chez l'adulte d'hémorragies survenues à la naissance. Comme ces sujets se portent bien, on ne fait aucun bilan, aucun suivi. Il n'en reste pas moins qu'on en sait peu sur leur histoire naturelle.

En mesurant la réponse des corticostéroides à l'injection d'ACTH, les chercheurs ont montré que chez ces sujets, malgré des calcifications parfois volumineuses, les réserves en minéralo et en glucocorticoides étaient importantes et que ces calcifications n'empêchaient pas une fonction normale.

Cependant, il faut envisager dans le diagnostic différentiel des causes graves:

* les infections à l'origine de calcifications sont la TBC, l'histoplasmose, le syndrome de Waterhouse-Friderichson. D'autres calcifications de granulomes ( dans les poumons, la rate, le foie ) sont en faveur d'une étiologie infectieuse.

* quelques rares néoplasies sont associées à des calcifications surrénales: neuroblastomes, ganglioneuromes, phéochromocytomes. Mais ces tumeurs ont leur propre symptomatologie. Selon certaines études, près d'un tiers des cancers surrénaux sont calcifiés. Cependant, en dehors des calcifications, on note presque toujours une augmentation du parenchyme surrénal.

* une entité rare, associée à des calcifications: le syndrome de Wolman, anomalie rare du métabolisme lipidique, transmise sur le mode autosomique récessif, avec des surrénales hypertrophiées et calcifiées, une hépato-splénomégalie.

En conclusion, on ne s'alarme pas en général devant des calcifications dans le contexte d'un examen radiologique par ailleurs normal: la majorité de ces sujets ont une fonction surrénale normale. Cependant, devant une hypertrophie manifeste du parenchyme surrénal, il est vital de biopsier car la présence de calcifications n'est pas un indicateur de lésions bénignes.

Radiologie: les radios simples ou le scanner sont les meilleures techniques, l'IRM n'ayant que des indications limitées.

Sur des radios simples, l'élément clef est la localisation des calcifications: les surrénales se situent latéralement par rapport aux corps vertébraux, au niveau des 11 et 12 èmes côtes. Au scanner, les calcifications sont facilement identifiées, on peut les accentuer en sélectionnant les fenêtres osseuses.

Les calcifications ne sont pas d'un type spécifique: fines ou grossières, isolées ou groupées. Une augmentation de taille du parenchyme, des composants kystiques doivent orienter sur un autre diagnostic qu'une calcification bénigne.

Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the Auntminnie Journal du 16/07/2003, Mot de passe nécessaire.

Pour en savoir plus : http://education.auntminnie.com


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Dernière mise à jour le 21/07/03