Résultats du questionnaire sur les bases de données médicamenteuses électroniques (suite)


Résultats- 2eme partie

 

Responsabilité

Données spécifiques


Les médecins sont d'accord pour dire que l'industrie pharmaceutique est responsable (69%) des données spécifiques des médicaments (c'est à dire non imposées par l'AFSSaPS), mais reconnaissent aussi la responsabilité de l'AFSSaPS elle-même (58%) sans doute par le fait qu'elle valide les RCP. 33% rendent responsables les éditeurs de bases de données dans la mesure ou ils « interprètent » les données ou sélectionnent les informations (monographies succinctes)

Données dépendantes de la pharmacovigilance


En toute logique, les médecins considèrent que l'AFSSaPS est responsable (73%) des données de pharmacovigilance qu'elle impose. Mais aussi à 57% l'industrie pharmaceutique, et à 35% les éditeurs de base de données pour les raisons invoquées ci-dessus.

Interprétation des données peu claires


En ce qui concerne les « données peu claires » des RCP, les médecins estiment à 31 % que les éditeurs de bases doivent interpréter les données, 46% sont contre.

Codage différent de celui proposé par l'IP / AFSSaPS


Les médecins s'opposent en majorité à l'utilisation d'un codage différent de celui proposé par le couple IP/ AFSSaPS, ce qui semble logique dans le cadre d'une demande d'interopérabilité des bases de données médicamenteuses.(diapo suivante)

Interopérabilité des bases de données


Droit de regard des éditeurs de base envers les éditeurs de logiciels


Du fait d'anomalies imputables aux éditeurs de logiciels médicaux, les médecins sont favorables à 58% au droit de regard des éditeurs de base de données sur l'intégration de leur base dans les logiciels médicaux. Cela est-il logique? La responsabilité semble être plus du ressort de l'AFSSaPS que de celle des éditeurs de base de données médicamenteuses.

Prise en charge financière

Financement de la base de données médicamenteuses


Dans leur grande majorité (84%) les médecins estiment que les bases de données médicamenteuses doivent être financées par l'industrie pharmaceutique.0% par les médecins. On entend par base de données, une base complète, utilisable directement par un programme informatique quelqu'il soit. Dans cette optique, il est aussi à noter que les médecins estiment à 37% que l'AFSSaPS doive participer à ce financement puisqu'elle a un droit de regard sur son élaboration.

Financement du logiciel d'exploitation de la base de données médicamenteuses


En ce qui concerne la partie logicielle, (programme de lecture de la base de données), 20% des médecins considèrent qu'ils doivent la financer contre 58%.

Financement des mises à jour des bases de données


84% des médecins estiment que les mises à jours des bases de données doivent être gratuites.(à noter que les mises à jours actuelles concernent à la fois la mise à jour de la base et de celle du programme d'exploitation de la base) Elles sont considérées de toute façon trop chères.

Mise à jour

Mode de mise à jour


77% espèrent pouvoir mettre à jour leur base de données via internet, 54% estiment que le CD-Rom est indispensable.

Facilité de mise à jour


Actuellement, le mode de mise à jour par CD-Rom est considéré comme facile par 47% des médecins contre 33% qui rencontrent des difficultés.

Fréquence souhaitée de mise à jour


La faveur de mise à jour des médecins va à celle mensuelle, suivi de celle en temps réel.

Fonctions les plus utilisées


Comme on pouvait s'y attendre, la fonction la plus utilisée, car la plus naturelle et la plus habituelle et le choix du médicament par nom commercial et ce, quelque soit la base de données utilisée. Viennent ensuite les fonctions de gestion des renouvellements, et les fonctions de choix de posologies qui laissent la liberté aux prescripteurs : mémorisation des posologies personnelles du médecin, et paramétrage de ces posologies. On trouve naturellement dans ce groupe de tête la gestion des interactions médicamenteuses, fonction actuellement évoluée, avec la prise en compte des ordonnances en cours pour ces interactions. Enfin, le calcul du coût de l'ordonnance. Pour toutes ces fonctions, les scores obtenus par BCB et Data-semp sont plus élevés que ceux de Vidal, particulièrement pour les fonctions de pharmacovigilance, de même que le score du calcul du coût de l'ordonnance, fonction qui semble plus élaborée chez BCB.

Fonctions les plus appréciées


Au niveau des fonctions les plus appréciées, on retrouve en tête les quatre même fonctions, ce qui semble logique pour les raisons que nous avons vu. Reste en course la prise en compte des interactions médicamenteuses, mais apparaît l'optimisation du coût des ordonnances et la fonction de substitution par un générique ou équivalent.

On retrouve donc dans les préférences des médecins, la prescription en nom commercial avec la liberté de choix des posologies et de leur mémorisation, ainsi que la gestion des renouvellements, la gestion des interactions médicamenteuses enfin, les fonctions médico-économiques, ce qui peut paraître surprenant. Ici aussi, les scores obtenus par BCB et Data-semp sont supérieurs à ceux de Vidal.

Rappelons que les notes concernent le couple base-logiciel utilisé, et non uniquement la base utilisée.

Fonctions les moins utilisées


 

Les fonctions les moins utilisées sont celles qui ne présentent pas beaucoup d'intérêt pour les médecins : choix du nom par laboratoire, RMO (supprimées) prise en compte du sexe (facteur qui devrait être pris en compte automatiquement sans intervention du médecin une fois le dossier médical ouvert) en tant que contre-indication, RMC; celles qui ne sont pas développées : respect des AMM, prise en compte des interactions nutritionnelles. A part, le choix des posologies proposées par les éditeurs de logiciels ou par les éditeurs de base de données. Il ne semble pas logique que les posologies soient proposées par les éditeurs de base de données, encore moins par les éditeurs de logiciel, cela est du rôle de l'industrie pharmaceutique de proposer des posologies utilisables informatiquement sous contrôle de l'AFSSaPS. Cependant, du fait de la carence à ce niveau, le score obtenu par BCB qui a développé cette possibilité – 2,6/5 – est honorable.

Fonctions les moins appréciées

On retrouve à ce niveau les mêmes fonctions : prise en compte des interactions nutritionnelles, le respect de l'AMM, fonctions non développées. Le choix du nom par laboratoire qui n'est pas très utile. La RMC : il est évident que les choix proposés ne sont pas très utiles pour le médecin. A la prise en compte du sexe en tant que contre indication, vient s'ajouter celle de la prise en compte du poids; effectivement, ces variables devraient être automatiquement prises en compte une fois le dossier médical ouvert. Cependant, cette fonction semble opérationnelle chez BCB au regard du score de 2,8/5. On retrouve le choix des posologies proposées par les éditeurs de bases de données et de logiciel avec un relativement bon score pour BCB. Vient rejoindre ce peloton de queue la fonction de prise en compte des excipients à effets notoires au moment de la substitution. Là encore, BCB se comporte relativement bien grâce à une fonction spécifique bien élaborée qui est proposée en option en plus de l'alerte provoquée en cas de contre indication.

            Sans être forcement très utilisées, certaines fonctions pourraient être appréciées, ce qui n’est pas le cas, par exemple la prise en compte des excipients à effets notoires lors de la substitution chez Vidal  ou la prise en compte automatique de l’AMM chez tous. La RMC est un parent pauvre chez BCB, mais le score obtenu par Vidal est plus en rapport avec son bon fonctionnement qu'en rapport avec ses possibilités qualitatives.

Répartition des notes obtenues

Il nous a paru souhaitable de faire un diagramme des notes obtenues afin de pouvoir apporter un élément supplémentaire de comparaison des différentes bases. A été rajouté ici le diagramme des notes données par les femmes du fait d'un écart important relevé. Il est indiqué le nombre de fonctions (sur les 32 existantes) ayant obtenu un score supérieur à 4, entre 3 et 4 exclu, entre 2 et 3 exclu, entre 1 et 2 exclus, et entre 0 et 1 exclu.

Répartition des notes des fréquences d'utilisation


Ce premier tableau montre que les femmes utilisent peu les fonctions proposées par les bases de données médicamenteuses : 17 fonctions sur 32 ne sont pratiquement pas utilisées, 11 sont peu utilisées, et 4 sont moyennement utilisées; on retrouve : le choix du médicament par nom commercial, le paramétrage personnel des posologies, la mémorisation de ces posologies, et curieusement le calcul du coût de l'ordonnance. A l'opposé, le plus mauvais score féminin est la gestion des RMO (il est vrai, il s'agit d'une notion qui n'a plus cours actuellement) qui obtient la note moyenne de 0,11/5. En moyenne, les fonctions de BCB sont plus utilisées que celles de Vidal. Néanmoins, globalement il y a peu de fonctions très utilisées quelque soit la base (le maximum de la répartition est décalé sur la droite.

Répartition des notes de satisfaction


La satisfaction moyenne générale se situe pour la totalité à 2,40/5, pour Data-Semp à 2,52/5, pour BCB à 2,45/5 et pour Vidal à 2,31/5. La moyenne des notes est donc équivalente pour chaque base et n'atteignant pas ou tout juste la moyenne. Les femmes sont plus sévères, car la satisfaction générale n'est pour elles que de 1,98/5.

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