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ASSERTORISME ET SOMMEIL
Le sommeil est un processus actif sous la dépendance du tronc cérébral. Il sinstalle après levée de linhibition exercée sur lui par principalement lacétylcholine, lhistamine et la noradrénaline. Ces amines sont présentes dans le stade déveil à travers les différents systèmes qui le génère.
Le sommeil se caractérise par ces cycles :
-le sommeil à ondes lentes reconnu à LEEG par la présence de fuseaux et dondes lentes cérébrales à lEEG,
-le sommeil paradoxal reconnu à lEEG par des pointes ponto-géniculo-occipitales
dites PGO témoin dune activité corticale rapide assimilable à lactivité déveil.
Le sommeil à ondes lentes est associé à une atonie musculaire. Les fuseaux ont pour origine le noyau réticulaire thalamique GABAergique qui est à lorigine du blocage des messages sensoriels au début de lendormissement. Les ondes lentes sont le résultat de la sommation des hyperpolarisations des cellules pyramidales de la couche V du néocortex.
Cette période de sommeil correspond à lendormissement et au sommeil profond, cest à dire sans rêve.
Le sommeil paradoxal est associé également à une atonie musculaire. Les pointes PGO sont liées à des neurones cholinergiques également actifs pendant léveil. Elles sont contrôlées par des neurones aminergiques (noradrénaline, sérotonine, histamine): en sarrêtant de fonctionner, ces derniers lèvent linhibition exercée sur les neurones du système de sommeil à ondes lentes qui alors sexprime.
Les PGO existent chez lanimal décérébré, cest à dire que le tronc cérébral se suffit à lui-même pour engendrer ces PGO.
Lendormissement est lié à larrêt des stimuli extérieurs, mais aussi à lhorloge biologique située au niveau des noyaux suprachiasmatiques qui reçoivent linformation lumineuse et enfin à la sérotonine ( Les neurones sérotoninergiques sont actifs pendant léveil, ils ont la particularité pour une partie dentre eux de stimuler laire préoptique qui, elle, inhibe lensemble du réseau de veille).

APPLICATION DU CONCEPT DASSERTORISME AU SOMMEIL.
Le sommeil se compose dune phase non mémorisée qui est le sommeil lent, et dune phase pour partie consciente qui est le sommeil paradoxale.
Assertorisme et sommeil lent.
Les phases de sommeil lent sont, on la vu, déclenchées par la disparition dafférences inhibitrices damines présentes dans le stade de veille. Elles ne sont pas conscientes. Cest la résultante de leffet GABAergique constaté sur les cellules du néocortex, qui a pour résultante une hyperpolarisation membranaire, donc une absence de flux, donc une absence de fonctionnement de ces neurones. Dans ce cadre, il ny a pas de prise de conscience ni de phénomène de mémorisation , ni dactivité musculaire.
On notera que:
- les neurones incriminés sont des cellules pyramidales de la couche V du néocortex: ce sont les lésions de ce type de territoire qui engendrent des anosognosies. Linhibition de ces cellules saccompagne de labsence du rêve et donc dune forme de conscience.
Dans le sommeil paradoxale, ces cellules ne sont plus inhibées. Nous sommes dans la phase de rêve. Il y a prise de conscience très partielle et brève du rêve. La mémorisation ne se fait pas, à limage des anmésies des faits récents, car les cellules de lhippocampe qui interviennent dans cette mémorisation sont essentiellement stimulées par les afférences externes. Hors, dans le sommeil, il y a inhibition de ces afférences.
De ces remarques, il est logique de penser que le support de lassertorisme cortical est au moins pour partie ces cellules du néocortex.
Dernière mise à jour le 03/03/00